Edito

Un blog marron. Son auteur qui feint d'être un dino à gros museau.


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Samedi 18 Juin 2011
Marrons, niez
Avec cette période du baccalauréat, les journalistes nous ressortent tous les clichés sur la première épreuve de philosophie. Ça ne s'applique pas d'ailleurs qu'au baccalauréat mais à bon nombre de sujets qui sont là uniquement pour remplir les pages d'un journal papier ou rallonger de quelques demi-douzaines de minutes les journaux télévisés. Et ça s'appelle des marronniers. Comme l'explique Wikipédia :

Un marronnier en journalisme est un article d'information de faible importance meublant une période creuse, consacré à un événement récurrent et prévisible. Tout comme le marronnier (l'arbre) qui invariablement, tous les ans, produit ses fruits, le marronnier journalistique reproduit les mêmes sujets avec plus ou moins d'originalité. Les sujets « débattus » dans un marronnier sont souvent simplistes, parfois mièvres.


(Notons au passage un bon gros POV de derrière les fagots dans cette définition)

Faisons une liste non exhaustive de ces marronniers :

    Janvier :
  • 1 : Bonne année en France, feux d'artifice autour du monde pour fêter la nouvelle année. Analyse du discours du praÿzidan de la veille. Reportages à Strasbourg où le réveillon a été fêté en allumant des feux à la gloire des voitures. Satisfaction du ministère de l'Intérieur malgré un nombre constant de bagnoles cramées et autant de travailleurs plongés dans la merde.

  • Début janvier : soldes d'hiver, forcément catastrophiques pour les départements limitrophes.

  • Deuxième week-end de l'année : Épiphanie, galettes des rois, et recettes à base de fonds de poche de chemise pour faire la frangipane.

  • Courant du mois : le praÿsidan fait le tour de la France pour présenter ses vœux à tous les corps de métier.


    Février :
  • 2 : Chandeleur avec Mme Gwenn Hadu habitant à Plouguidougue dans le Finistère d'Armor pour sa technique de lancer de crêpes.

  • 14 : Saint-Valentin ( #mad# )

  • Mi-février : Vacances scolaires, reportages sur la famille Chombier qui a mis trois plombes à rejoindre sa station d'hiver bétonnée, ou bien sur une autre station familiale à dimension humaine avec autant de neige que de jeux Nintendo 3DS au lancement de la console.

  • Si le temps le permet : envoi de journalistes qui risquent un arrêt maladie dans des milieux paumés recouverts par 50 cm de neige.


    Mars :
  • Premier mardi : Mardi Gras avec le petit village de Fussoir-sur-Seine qui fête carnaval, images du carnaval de Nice. Images de Rio et Venise sur France 2 uniquement.

  • Premier dimanche : fête des grands-mères avec l'école de Fussoir-sur-Seine qui fait des œuvres d'art en grains de café.

  • 21 : le printemps §§§

  • Dernier dimanche : l'heure d'été, ses conséquences sur le milieu biologique humain, son historique, et ceux qui veulent abolir le changement d'heure.

  • Si le temps le permet : omg des giboulées, vite invitons l'animateur qui présente la météo pour qu'il nous explique ce merdier.


    Avril :
  • 1 : le faux reportage crédible qui fait marrer les gens, ouarf ouarf.

  • Mi-avril : chassé-croisé sur les routes pour les derniers jours sur les stations de ski bien vertes.

  • Pâques : Bénédiction urbi et orbi du locataire de la place Saint-Pierre à Rome, chemin de croix effectué par ce même locataire pour montrer ô combien un hippie à sandales a souffert il y a 2011 ans.


    Mai :
  • 1 : Manifs syndicales avec FO qui joue solo, rassemblement du FN et Julien et Sophie, 7 et 8 ans, qui vendent du muguet dans la rue pour se faire un peu d'argent de poche, le premier de leur vie.

  • 8 : Vétérans de 39-45 qui rendent hommage à leurs collègues morts au front.

  • Mi-mai : Cannes et ses films intellectuels prétentieux et chiants qu'on regarde moins que les célébrités qui montent des escaliers recouvert de moquette rouge.

  • Dernier dimanche : la fête des mamans avec l'école de Fussoir-sur-Seine qui se met en quatre pour préparer des colliers de nouilles à leur génitrice.

  • Lundi de Pentecôte : depuis peu, un marronnier sur les entreprises qui ne travaillent pas ce jour-là.

  • Entre Mars et Mai, il y a forcément un épisode de gros grain et il y a forcément un reportage sur Marcel Macarel, producteur de fruits ou légumes, qui a perdu toute sa récolte.


    Juin :
  • Mi-Juin : première épreuve du bac avec la philosophie où les journalistes s'imaginent plein de trucs porno-érotiques comme quoi on formerait les lycéens à devenir de grands penseurs, alors qu'en fait, il s'agit d'argumenter son point de vue en recrachant les théories des autres. Micro-trottoirs débiles où l'on interroge des gens sur les sujets qui sont tombés, et qui ont évidemment tout oublié du programme de terminale. Les autres épreuves sont passées sous silence et c'est juste si on parle du br…, du brev… du quoi déjà ? Quelques chiffres sur le cadet, le doyen, le nombre de fraudeurs, le nombre de copies, le nombre de correcteurs, etc.

  • 21 : voilà l'été, préparation de la fête de la musique.

  • 22 : la fête de la musique c'était trop cool, regardez ce qu'on a fait partout en France, avec quelques faits divers de coma éthylique par-ci par-là.

  • 30 : le présentateur du JT annonce fièrement qu'il se casse pendant un mois et demi, laissant la place à un second couteau dont on aura oublié le nom et le visage d'ici le 20 août.


    Juillet :
  • Début juillet : soldes d'été, forcément catastrophiques pour les départements limitrophes.

  • 1 : début des vacances d'été pour la famille Chombier et M. Renfermé, instituteur de l'école de Fussoir-sur-Seine part à la retraite. Son départ la fait fermer.

  • 2 : reportages sur diverses communes qui ont obtenu le drapeau bleu.

  • 14 : fête nationale avec les préparatifs de Fussoir-Sur-Seine, et des images de feux d'artifice d'autres villages paumés tels que Paris, Marseille, Lyon…

  • 16 : préparatifs des supermarchés en ce qui concerne la rentrée scolaire. Prix des fournitures qui augmentent, ah là là ma bonne dame tout devient cher.


    Août :
  • 15 : fêtes de la Mer un peu partout en France.

  • 16 : Éternel débat sur l'allocation de rentrée scolaire.

  • Fin du mois : c'est l'occasion de voir le bronzage sur le présentateur du JT. Fin des vacances d'été pour la famille Chombier également.


    Septembre :
  • Première semaine : rentrée des classes, avec les mômes qui découvrent l'école primaire (Et Kévin, 7 ans, se sent comme chez les grands), l'école maternelle (Avec des images de Marjorie, 3 ans, qui pleure à l'idée de quitter sa maman) ou bien le collège (Et Brian, 12 ans, se croit adulte).

  • Courant du mois : putain c'est cool cet été indien.

  • Fin du mois : Vendanges.


    Octobre :
  • Dernier dimanche : l'heure d'hiver, ses conséquences sur le milieu biologique humain, son historique, et ceux qui veulent abolir le changement d'heure.

  • 31 : Halloween. Mais si, ce cadavre de fête imposée remue encore !


    Novembre :
  • 1 : Toussaint, avec Mme Grincheuse qui va honorer la tombe de son mari à Fussoir-Sur-Seine, après un reportage sur le business des chrysanthèmes. Possibilité de fait divers concernant la profanation de tombes.

  • 8 : Vétérans de 14-18 qui rendent hommage à leurs collègues morts au front. Enfin, en théorie, ils sont tous morts maintenant. Presque 100 ans hein.

  • Mi-Novembre : le Beaujolais Nouveau dont raffolent les Japonaises (サンテ !) et qui a un goût de tout et n'importe quoi, sauf de vin.


    Décembre :
  • En cas de grand froid : le Secours Populaire qui vient en aide aux SDF qui se les gèlent, mais ces ingrats ne veulent pas venir au foyer conçu pour eux. Ils veulent pas voir d'autres personnes ou se faire piquer leurs affaires à ce qu'il paraît. Mais ce sont quand même des ingrats. Possibilité de manifestation des Don Quichotte. Envoi de journalistes qui risquent un arrêt maladie dans des milieux paumés recouverts par 50 cm de neige.

  • 6 : Reportage dans le ch'nord de la ch'France, où c'est ch'Saint-Nicolas qui distribue les friandises et où c'est le ch'Père Fouettard qui distribue des coups de fouet aux gniards.

  • 15 : Reportage sur le centre postal de Libourne où les employés doivent trier des lettres au Père Noël qui finiront de toutes façons au feu le 2 janvier suivant ; pas de place pour archiver de telles conneries, nan mais oh.

  • 23 : Images de Rovaniemi, en Finalande, où on figurant qui joue le Père Noël fait 150 mètres en traîneau, pour faire croire aux moutards que la distribution des jouets a commencé.

  • 25 : Nawël. Avec Kévin et Marjorie qui ouvrent leurs cadeaux que le Papa Noël leur a offert avec sa paye d'employé. Cette année, il a choisi des jouets incassables, c'est à dire pas encore démolis au Nouvel An.

  • 31 : Raÿvaÿon. Reportage sur les CRS qui quadrillent Strasbourg afin d'éviter des incendies de voitures. Satisfaction du ministère de l'Intérieur. Discours du praÿzidan adressant ses meilleurs vœux à la Nation, qui commence par « Mes chers compatriotes » et se termine par « Vive la République et vive la France ! (Marseillaise) ».


Faites le test sur l'année, et vous verrez, on aura évoqué inlassablement tous ces sujets. Une corvée pour le journaliste, une corvée pour celui à qui ces articles sont destinés.
Posté à
12:34
 par YN_ - | Réflexions éthylées
Vendredi 19 Mars 2010
Time travelo
Tiens, j'avais déjà parlé de continuum Espace-temps ici %)

Aujourd'hui, dans le même registre, je vais vous parler de deux choses qui me chiffonnent là-dedans.

I°/ "Réparer les conneries du passé"

Dans le sujet pointé plus haut, je parlais du paradoxe du grand-père. Bref. Oublions cette notion, je ne vais pas parler de ça. Je parle plutôt d'une histoire où une personne lambda doit, pour une raison ou pour une autre, remonter dans le temps afin d'empêcher un événement fâcheux XYZ dans le présent et ainsi modifier le cours de l'Histoire. Et là, je dis STOP.

En effet, je pense que raconter ce genre de truc est purement inutile. Oui, modifier définitivement le présent en allant dans le passé est inutile ; par définition, le présent est changé dès le départ, car le passé est également par définition le passé. L'événement fâcheux XYZ ne peut donc se produire dès le départ, puisque dans le passé, on a tout fait pour que ça n'arrive pas. Par conséquent, toute narration à partir du présent pour changer le passé n'est que de la bullshit en barre. Vous suivez ?

Ce qui m'amène au point suivant :

II°/ Retour vers le Futur

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Cette image pompe allègrement la bande passante du site web du Guardian


En effet, puisque Marty McFly a changé le passé de ses parents en 1955, il devrait déjà connaître une vie de luxe en 1985 dès le début du film. Ce qui ne l'empêcherait pas de connaître par la suite Doc Brown.

Autre détail qui me chiffonne : dans la deuxième partie, #attention# SPOILER #attention# , le vieux Biff Tannen vole la DeLorean pour donner l'almanach sportif à son alter ego 60 ans plus tôt. Puis revient ensuite en 2015. Et là, je dis : "Heink" ?

En effet, plus tard dans le film, on voit que Biff a construit un empire à sa gloire dans ce 1985 modifié (que j'appellerai ici "1985,5") et est définitivement l'homme le plus puissant de Hill Valley. Comme l'a expliqué Doc Brown, le 2015,5 aurait dû voir un changement plus radical. Par conséquent, lorsque le vieux Biff remet la DeLorean à sa place, il ne peut pas s'être rien passé comme si de rien n'était pendant 60 ans. Il ne devrait même pas être là à s'emmerder à parquer la voiture ! Does not compute chez moi.

Ce qui m'amène au point suivant : lorsqu'on change quelque chose dans le passé, je pense que les changements ne devraient pas être progressifs, mais plutôt brutaux. Dès l'instant où Lauren (La mère de Marty) jette son dévolu sur son fils, ses frères et sœurs et lui devraient cesser d'exister dans la foulée (mais il n'y aurait plus de film). Mais un nouveau problème se pose alors : on reviendrait de nouveau dans le problème cité au paragraphe précédent. Puisque Marty a réussi à mettre ses parents ensemble, il ne devrait pas rentrer dans un processus de disparition progressive. Il ne devrait même pas connaître ce phénomène puisque le résultat final, on le connaît : SES PARENTS SONT ENSEMBLE !!!

Bon après il y a d'autres problèmes, comme par exemple, le Marty de 2015 qui devrait se souvenir que c'est précisément en ce jour de novembre 2015 que son lui plus jeune vient dans son époque, mais que cette idée ne lui effleure même pas l'esprit.

C'étaient mes € 0,02 en ce qui concerne les voyages spatio-temporels.
Posté à
22:21
 par YN_ - | Réflexions éthylées
Dimanche 22 Novembre 2009
Humour
Observons l'effet de trois sketches sur mon organisme :
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D'autres sketches seront à venir...
Posté à
12:52
 par YN_ - | Réflexions éthylées
Vendredi 31 Juillet 2009
Plagiat
Au commencement était Maitena :

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Puis vint après Pénélope Bagieu aka Pénélope Jolicœur, et son trait : des personnages aux grands yeux avec une ligne claire et simple.

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Visiblement son style est tellement apprécié... qu'il en est même copié à outrance #mad#

Première copieuse : Adeline Blondieau.
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Deuxième copieuse : Margaux Motin.
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Ça donne envie de fonder une association anti-Bagieu-like.
Avez-vous d'autres exemples de dessineux professionnel qui fait dans la copie sauvage de trait ? Il me semble que dans les années 90, c'était le style Bercovici qui était über-pompé... (On excluera les adolescents qui veulent faire comme dans les mangas)

(Et pour ceux qui m'accusent également de plagiat, je leur rétorque que 1°), je ne suis pas professionnel, et 2°) vous confondez "influence" et "pompage" :o )

(*) Pour la traduction de la planche de Maitena :
Posté à
08:45
 par YN_ - | Réflexions éthylées
Mercredi 24 Juin 2009
Tournez grabuge
J'ai une grosse idée d'émission de télé-réalité, bien trash comme la ménagère de moins de 50 ans adore, et bien digne d'Endemol.

On prend un célibataire endurci qui ne croit plus trouver l'âme sœur, et qui n'a plus du tout confiance en la gent féminine (*). Qu'à cela ne tienne, on lui colle sous le nez plusieurs coaches en amour, censés dispenser les soi-disant meilleurs conseils en séduction. Cependant, on les prend un par un, et l'asocial le célibataire peut discuter avec le coach avant que celui-ci ne lui prodigue les conseils.

Ses conseils fonctionnent-ils sur tous les gens qu'il a coachés ?
A-t-il appliqué lui-même ses conseils pour se trouver une copine ?
En a-t-il une ?
Si oui, peut-il montrer sa photo ? (On floutera, bien sûr, droit à l'image toussa)

S'il s'avère qu'il vit seul malgré tout, comme Hitch, le célibataire pourra révoquer sans sommation cet hypocrite. Ben ouais, pourquoi suivre les conseils foireux d'un gros blaireau puisque ceux-ci ne fonctionnent même pas sur ce naze ? Et si jamais le coach en amour rechigne à disparaître de la vue du célibataire, rien n'empêche de lui défoncer sa gueule afin de lui faire comprendre qu'il fait perdre le temps de tout le monde ; le sien, celui du célibataire, celui de la prod et celui de l'équipe qui filme. Voilà pour le côté trash.

Dans le cas où l'expert en séduction s'avère malheureusement digne de confiance, le célibataire devra ensuite scrupuleusement suivre ses conseils. Le célibataire agira seul, tandis que l'expert en séduction pourra tranquillement suivre les pérégrinations du célibataire dans un van maquillé pour l'occasion. Suivre scrupuleusement ? Presque. Comme c'est évidemment filmé, il y a de fortes chances pour que celui/celle avec qui on a rendez-vous soit intéressé par le célibataire. C'est pourquoi le célibataire se devra de poser quelques questions directes : "Bon, imagine que y'a pas la caméra, tu t'intéresses toujours à moi ou tu me fais miroiter l'illusion qu'on sorte ensemble ?".

Si ça marche comme prévu, tant mieux.

Si ça ne marche pas... Vous vous rappelez qu'on doit choisir un célibataire qui ne croit plus aux rencontres, à l'amour et toutes ces saloperies ? Ça peut impliquer que le célibataire soit blasé, mais ça peut aussi impliquer que le célibataire s'aperçoive que finalement, ce coach est une grosse merde qui mérite de se recentrer sur le métier de caissier chez Leclerc ou éboueur. Avec à la clé, des discussions tendues où les protagonistes peuvent en venir aux mains. Trash. Enfin, le coach devra faire ses bagages et disparaître à jamais de l'écran.

Une fois que tous les coaches sont passés en revue, que se passe-t-il ? "Désolé, vous devez avoir la poisse avec les filles, c'est pas grave, on a de jolis rushes pour le prime-time". Un peu comme les pétasses ou les gros cons dans Next, qui se rendent compte qu'ils ont gaspillé leur panel de célibataires un peu trop vite.

Tout le monde se fait avoir, tout le monde a perdu son temps et au final, c'est le téléspectateur qui trouvera un bon sujet de discussion pour le lendemain au boulot ou au lycée.



(*) un célibataire endurci avec un gros museau en plus, un gros ventre blanc en plus, une grande langue en plus et des bottines en plus ? Oui, et alors ?
Posté à
23:06
 par YN_ - | Réflexions éthylées
Samedi 15 Novembre 2008
Krach
Pour commencer un peu d'histoire :

En 2004, Nintendo lance la DS au Japon puis dans le reste du monde plus tard. Big N reprend une idée issue du monde des PDA : jouer avec un stylet pour interagir directement avec l'écran plutôt que de passer par les traditionnels boutons, de préférence sur deux écrans. Très vite, ça marche : WarioWare Touched! montre que le stylet peut tout faire dans des mini-jeux et ainsi que ça peut être très fun. Les hardcore gamers n'ont pas été oubliés avant tout avec des gros titres comme Super Mario 64 DS et la démo de Metroid Prime Hunters, qui assurent quelques bons moments de fun.

En 2006, Nintendo lance la Wii. Là aussi, grande nouveauté : on peut jouer debout à se trémousser le poignet sans être des dieux de la manette. Tout le monde pouvait y jouer : du grand-père à Harry Roselmack en passant par la copine invitée pour l'occasion.

Pendant ce temps, Microsoft et Sony se tiraient la bourre pour déterminer quelle console aurait les meilleures performances pour faire de la 3D qui tue. À ce petit jeu, la PS3 gagne.

Cependant, il faut bien se rendre compte qu'après deux ans de next-gen, quelques constats s'imposent. En voyant ce qui se passe en ce moment, deux choses sont possibles :

Pourquoi un krach mondial du jeu vidéo risque d'arriver

  • Merci Nintendo : bon OK, le concept de la manette qui réagit en fonction de son orientation dans l'espace est une chouette idée. OK, jouer au stylet avec la Nintendo DS, c'est sympa, et ça donne un petit côté "Le jeu m'obéit au doigt et à l'œil". Au début. Problème, si pour les jeux "casuals", ce n'est absolument pas un problème d'avoir peu de commandes, ça devient plus problématique pour les jeux un peu plus ambitieux. Par exemple, Splinter Cell Double Agent sur Wii. Et ce n'est pas en poussant à la consommation en achetant des trouzaines de manettes que ça va s'arranger.

  • Trop de jeux honteux à licence honteuse : prenons par exemple ce jeu : Bienvenue chez les Ch'tis pour Nintendo DS. Peu importe la dose d'héroïne qu'ont pris les dirigeants de Mindscape pour décider d'en faire un jeu. Le résultat est là : quand on a si peu de temps pour fignoler un jeu (enfin, bon, juste 5-6 mois quoi...), ça ne peut pas donner un bon résultat. C'est tout simplement scandaleux. D'ailleurs, depuis un certain temps, Mindscape excelle dans les bouses vidéoludiques qui n'ont que la licence pour faire vendre. Je pense qu'à long terme, à force d'inonder le marché avec de telles conneries, soient les joueurs seront de moins en moins dupes, ce qui est peu probable, soit on assimilera la console à une chose où il n'y a que des petits jeux merdiques dessus, ce qui est déjà plus probable. La preuve : Nintendo a sorti la DSi pour relancer l'appeal qu'il avait provoqué avec la DS Lite.

  • Les développeurs ne se foulent pas : prenons le cas des jeux qui sortent aussi bien sur PS3 que sur XBox 360. Très souvent, les utilisateurs de PS3 se plaignent d'avoir des jeux pas très fouillés. Bien souvent, les portages PS3 sont de simples portages des versions XBox 360, avec un minimum d'adaptation. Contre-exemple : Bioshock. Ce qui nous amène au point suivant : bien souvent, les versions Wii de certains jeux sont des ports de versions PS2 en adaptant avec plus ou moins de bonheur la jouabilité à la Wiimote. Ne parlons pas des jeux DS qui ont trop souvent des graphismes à peine supérieurs à la GBA, ou pire, qui ne sont que des jeux GBA à stylet.

  • Trop de jeux à la réalisation cheap : à ne pas confondre avec les jeux à licence, bien que parfois ils sont étroitement liés. Je parle de jeux tels que Data Design Entertainment ou Phoenix Games savent bien faire, du genre "BIlly The Wizard" ou "Pop Corn Arcade"... Si le seul atout de ces jeux est le prix, il faut bien se rendre compte que malheureusement on a rogné sur la qualité.

  • Trop de jeux gratuits payants : vous avez aimé jouer gratuitement à Lettriq ? Eh bien vous aimerez jouer à Lettriq payant. Tout est bon pour récupérer des sous en proposant des portages dont le seul intérêt est qu'il soit jouable sur une autre plateforme.

  • Une industrie du jeu vidéo sans scrupules : quand on sait que des hurluberlus veulent faire payer la fin des jeux dans le seul but de s'assurer que tous les joueurs ont acheté un jeu neuf, quand on sait que certains veulent que les périphériques ne doivent pas être revendus, sans parler des points suscités plus haut, c'est là où on se dit que l'industrie du jeu vidéo a définitivement perdu les pédales, comme si elle n'avait rien compris du krach américain de 1983-1984. En faisant de la lutte contre le piratage une chasse aux sorcières vaine (L'installation de Half-Life 2 ou les DRM de Spore, par exemple...) et en voulant tuer le marché de l'occasion, élément important du réseau tropique qu'est l'économie du jeu vidéo, les industriels du jeu vidéo se déconnectent encore plus des joueurs qui leur ont fait un jour confiance en achetant un jeu, ou une console. Tout ça dans le but de gagner un peu plus d'argent que s'ils ne luttaient pas contre tout ça. Non seulement c'est anti-commercial, mais en plus, bon nombre de joueurs se tourneront vers le p2p ou les torrents pour contourner ces désagréments ; ça provoquera très certainement l'effet inverse à celui recherché.


Vous pensez que tous les éléments sont réunis pour qu'on assiste à un écroulement du jeu vidéo ? Eh bien non.

Pourquoi un krach mondial du jeu vidéo NE risque PAS d'arriver

  • Contrôle absolu de tous les jeux : tous les constructeurs de consoles ont un droit de regard sur les jeux qui sortent sur leur console. Il y a donc un minimum de contrôle sur ce qui sort sur les différentes plateformes.

  • Internet : dans les années 1980, Internet était fort peu répandu, ainsi que les magazines dédiés au jeu vidéo. Ceux qui ont acheté E.T. ignoraient tout du désastre qui allait suivre. Maintenant, les sites dédiés au jeu vidéo torpillent efficacement les jeux ignobles.

  • Une communauté de joueurs hyper-réactive : de plus, grâce à la facilité d'Internet, les joueurs peuvent exprimer clairement et simplement leur point de vue, aussi trollesque soit-il. L'industrie ne peut ignorer les complaintes des joueurs surtout si le mécontement est généralisé.

  • Peu de pubs sur ces jeux ignobles : là où Atari essayait de sauver les meubles en présentant leurs bouses, de nos jours, un studio avec peu de moyens pour le développement, aura aussi peu de moyens pour promouvoir sa bouse. Résultat : le jeu passera inaperçu, ouf.

  • Les studios de jeux vidéo... font du jeu vidéo : plus aucun risque de voir des jeux videos produits promotionnels fabriqués par des acteurs qui n'y connaissent rien en jeux vidéos. Plus de jeux venant de Purina, fabricant d'aliments pour animaux, par exemple.



Alors, qu'en penser ?
Malheureusement, la tendance ne sera probablement pas à la hausse de la qualité. Il est clair qu'en multipliant les incartades envers le consommateur, celui-ci ne se laissera plus faire et cessera un jour d'alimenter l'industrie du jeu vidéo. Et n'allez pas croire que ce sera mieux du côté du PC. En ces temps de crise économique et d'annus horribilis qui se préparent pour 2009, de moins en moins de joueurs voudront upgrader leur PC pour jouer à des jeux qui violent leur RAM DDR3 et leur carte graphique. D'auant plus que la diversité des configurations est proportionnelle à la non-originalité des jeux (ouéééé encore un FPS, tandis qu'en face, ils ont Mirror's Edge...).

Bref, ça va mal.
Posté à
15:05
 par YN_ - | Réflexions éthylées
Mercredi 15 Octobre 2008
Jité
Aujourd'hui, je vais vous parler des journaux télévisés.
Enfin, UN journal télévisé en particulier.

Celui présenté par cet individu :
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(Crédit : LePost.fr / TF1)


Pas besoin d'avoir des préjugés politiques pour s'apercevoir que son journal télévisé est juste... inutile.
J'ai essayé de le regarder une dernière fois lundi midi, en pleine euphorie (ou œuf mayonnaise) boursière. Tout commence bien : il ouvre son journal sur la hausse spectaculaire du CAC 40, +5 %, tout bien comme il faut.

Et là, c'est le drame.

Il ouvre ensuite sur une actualité qu'elle est vachement importante : une jeune femme ayant perdu les eaux à la dernière minute accouche de son enfant dans le bar d'un petit village corse. Indispensaaaaaaaaaaaaaaaaable.

Ne pouvant plus regarder un tel JT avec des news aussi primordiales, je zappe aussitôt sur la deux, ou BFM TV ou I>Télé. Ils contiennent des news certes moins terre-à-terre, mais parlent de choses susceptibles de toucher une partie non négligeable de la population, parfois des choses graves. Le seul avantage du 13 heures de TF1, c'est qu'il comporte une bonne partie de nouvelles "positives", dans le sens où il n'annonce pas des morts, des blessés et des mutilés. Bref, le JT de M. Pernaut n'est pas du tout un journal, en tous cas, surtout pas pour être informé, mais ça tout le monde le savait plus ou moins. (Et encore, je ne m'attarde pas sur ses tics et ses gestes désinvoltes concernant les mouvements sociaux qu'il évoque, ce n'est pas du tout le sujet).
Posté à
15:03
 par YN_ - | Réflexions éthylées
Dimanche 07 Septembre 2008
Oh, fit s'y aile
Le 11 septembre 2008, cela fera 7 ans jour pour jour que l'on a assisté au plus improbable événement tragique de l'histoire de l'humanité.

Que s'est-il passé ?

19 pirates de l'air proches de la mouvance islamiste détournent 4 avions (5 + 5 + 5 + 4)
Deux avions ont stationné dans les tours 1 et 2 du World Trade Center. Leur effondrement ont provoqué la destruction d'une troisième tour et du complexe situé à leurs pieds.
Une heure plus tard, un troisième avion heurte une façade du Pentagone.
Encore plus tard, un quatrième avion s'écrase dans une forêt de Shanksville, Pennsylvanie.

Et pourtant, des gens continuent à remettre en question ce qui s'est passé ce jour-là. Parce qu'ils ne peuvent se résoudre à ce que les adminstrations américaines accumulent tant d'erreurs. Ils ne peuvent se résoudre que le gouvernement américain est si faible. Alors ils s'autorisent à penser. Le dernier en date ? Un humoriste qui a peur des chauves-souris dont le passe-temps favori est de chasser la fille facile.

Le premier d'entre eux était Thierry Meyssan. Son petit livre "L'Effroyable Imposture" a fait son petit effet. Bien entendu, il est truffé d'erreurs et de mensonges. Il n'empêche. Quand on est viscéralement opposé aux États-Unis, tout est bon pour s'adonner à l'art de la critique. L'anti-américanisme ça s'appelle.

Puis d'autres gens ont fait savoir leur désaccord avec la thèse "officielle", avec des rapports rédigés par des experts, pour la plupart indépendants. Mais c'est payé par le gouvernement. Donc corrompus par le gouvernement. Steven Jones, David Ray Griffin, Richard Gage, Alex Jones... Autant de crackpots qui, grâce à leur provenance universitaire, s'affichent en challengers de la thèse officielle. Steven Jones ? Quelqu'un qui a "prouvé" la venue du Christ aux States. David Ray Griffin ? Un théologien, donc la géopolitique n'est pas son domaine de prédilection. Alex Jones ? Un patriote d'extrême-droite qui affirme sans prouver, dénonce des complots comme il respire, auteur d'un site hautement paranoïaque. Richard Gage ? Un architecte qui modélise les tours du WTC ainsi :

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Solid Snake n'a qu'à bien se tenir !


Quant aux thèses... Maintes fois détourdues. Mais à ce niveau, on a déjà quitté le domaine du rationnel pour rentrer dans celui de la foi. Toute personne qui s'oppose à la "Vérité" est une cible à abattre, un suppôt du gouvernement, un naïf à qui il faut ouvrir les yeux. C'est une personne dangereuse, qui, si on la suivait jusqu'au bout de son raisonnement, absoudrait les nazis et les néo-conservateurs. Un florilège ici

Les tours sont tombées à la vitesse de la chute libre ? Dites texto cette phrase à un doctorant en mécanique, et il vous rira au nez.
Un missile a heurté le Pentagone ? Trouvez-moi un missile capable de faire cette trajectoire : img et on en reparlera. Et pourquoi un missile alors que le même jour une heure auparavant, on a utilisé deux *avions* ?
La tour 7 du World Trade Center a été détruite volontairement ? Pourquoi attendre des avions alors qu'on pouvait le faire à n'importe quel moment ?

À la limite, ce n'est pas le plus important. Tant qu'il subsistera aux yeux de ces gens quelque chose qui leur fait "douter", ils "douteront". Leur casser leur raison de vivre serait presque assimilé à un meurtre. Ces révisionnistes du 11 septembre se fichent bien de savoir si leur thèse est valide ou non. À défaut de réfléchir aux problèmes actuels, ils préfèrent se réfugier dans des discussions ignobles en refaisant le monde des actions passées.

Tout ça pour dire quoi ?

...que le 11 septembre en fait, on s'en fout, en fait.
Posté à
17:09
 par YN_ - | Réflexions éthylées
Mercredi 02 Juillet 2008
Goose Change
Une fois n'est pas coutume, je vais élaborer une thèse alternative qui met en doute une thèse officielle. "On" me l'a insufflé. Ça vaut ce que ça vaut.

Pourquoi ? Parce que la corporation dont émane cette thèse officielle n'a pas mérité son sobriquet de "Grande Muette" par hasard.

Vous avez tous plus ou moins entendu parler de ce drame à Carcassonne où un sergent a blessé 16 17, merci Ethaniel personnes pendant une démonstration.

La conclusion telle qu'on l'entend dans les journaux est la suivante :

Après avoir tiré une rafale, un sergent a rechargé par erreur son arme avec des balles réelles et a blessé involontairement seize 17 personnes


Les points en gras sont de moi, et sont sujets à caution.

Déjà, pourquoi tirer en direction d'une foule, même si l'on sait que son arme est chargée avec des balles à blancs ?
De plus, un élément troublant sème le doute : Vidéo

Les balles à blanc n'ont pas assez de "gaz" pour pouvoir être tirées en rafale. C'est pourquoi on utilise un Bouchon de Tir à Blanc (BTB) pour simuler une rafale (en simplifiant à outrance). Or, il est dit que le sergent a d'abord tiré une rafale avant de charger ses vraies balles. Personne n'a donc vu le sergent dévisser son BTB ? Évidemment, une hypothèse voudrait qu'il se planquât quelque part pour l'enlever, par exemple derrière la BX.

Une autre hypothèse : si ce sergent n'avait pas enlevé son BTB mais qu'il aurait quand même chargé avec ses balles réelles, son Famas lui aurait pété à la gueule, le BTB n'étant pas fait pour les balles réelles, qui elles ont suffisamment de gaz pour être éjectées...

Troisième hypothèse : le sergent est venu à la démonstration sans BTB au bout du Famas et n'a jamais tiré de rafale de balles à blanc, puisqu'apparemment personne n'a remarqué quelqu'un dévisser son artefact au bout du canon.
REJECT


Quoiqu'il en soit, ça pointe vers une cause commune : le sergent n'ignorait pas qu'il avait des balles réelles dans son arme. Résultat : encore plus de zones d'ombre sur une affaire qui n'en avait pas besoin ; pourquoi se pointer à un exercice si on a pas le matériel nécessaire ?

Un billet certifié 2 % twoof-proof.




[edit] MÀJ grâce à Ximoon, le BTB du sergent a été analysé par la police et pour l'instant, on ne connaît pas encore les résultats. Ce qui exclut de facto le fait qu'il se soit présenté à la démonstration sans BTB mais avec uniquement ses vraies balles.
Posté à
13:07
 par YN_ - | Réflexions éthylées
Vendredi 30 Mai 2008
Spaille-quoi ?
Visiblement, soit Jacques Toubon a trouvé le moyen ultime de sécuriser son PC mais qu'il ne veut pas nous le dire, soit c'est quelqu'un qui n'a aucune connaissance en informatique au point d'affirmer des choses totalement grotesques sur I>Télé ce midi à 12 heures 40.

Je pencherais plutôt pour la seconde solution.

Figurez-vous que ce monsieur a décrété que les spywares étaient ni plus ni moins que des fantasmes. Des mythes virtuels qui joueraient sur la peur des internautes afin d'inciter les internautes à acheter des programmes de protection qui sont de facto des placebos.

Ce sont les bases de données d'Ad-Aware et de Spybot qui vont être contentes de savoir que les programmes qu'ils ont recensés sont fictifs, tiens...
Posté à
18:44
 par YN_ - | Réflexions éthylées
Jeudi 18 Octobre 2007
Latex
Le dernier DVD des Guignols qui fait la rétrospective de l'actualité de Septembre 2006 à Juin 2007 est sorti. En voulant chercher de quoi illustrer mes propos, je suis tombé par hasard sur une critique qui s'apparente à une volée de bois vert.

Oui, je confirme, Les Guignols, c'est juste la tribune d'expression de Bruno Gaccio. Ça je l'avais remarqué le jour où Canal+ s'était mise en grève après l'éviction de Pierre Lescure ; quelle ne fut pas ma déception d'entendre deux fois dans la même journée les ressentiments de Gaccio, une fois de lui-même (plutôt évident), et une seconde fois via le talent d'imitation d'Yves Lecoq. Un peu léger, le comique de répétition. Joie, il se barre de la rédaction des Guignols dans un futur proche, si ce n'est déjà fait.

Oui, je confirme également, on est très loin de l'époque bénie 1995-1996. L'époque où Benoît Délépine et ses compères faisaient un minimum de recherche documentaire en caricaturant à l'extrême une anecdote arrivée à une personnalité. Quoique en 1996, ils commençaient déjà à tomber dans la facilité en usant les mêmes cordes à longueur de temps... Bah oui, "Mangez des pommes", le pommier c'était rien. Délépine et ses sbires en avaient fait un leitmotiv avec des variations qui a plutôt bien servi à Chirac, mais là n'est pas la question.

Les Guignols, c'est devenu quoi ces derniers mois ? Dada et Cécé les meilleures copines du monde de la Terre, et Hortefeux qui exécute à la fois les étrangers et le programme de Sarko en matière d'immigration en transformant le pays en réminescence de Vichy. S'il n'y avait pas la coupe du monde de rugby, la pauvreté de la satire serait encore plus flagrante.

C'est aussi un summum d'approximations. Ce qui m'a le plus frappé, c'est justement la pub de leur dernier DVD. Outre le fait qu'il pouvait faire le 400 mètres nage libre grâce à Philippe Lucas, on pouvait aussi y lire que "la branlée du parti socialiste aux présidentielles 2007" était incluse dedans.

"La branlée du parti socialiste aux présidentielles 2007".
"La branlée du parti socialiste aux présidentielles 2007".
"La branlée du parti socialiste aux présidentielles 2007".

Mais ? Les élections présidentielles, ce n'est pas censé être un peuple qui élit un homme ou une femme, et non un parti ? Si tel candidat a perdu aux élections, c'est uniquement la faute du candidat et de son staff, qui, je l'accorde, implique beaucoup de personnel du parti du candidat. Peut-être est-ce à cause du fait que les élections, quel que soit le niveau local, régional ou national, sont devenues une affaire de partis, que sans parti, le candidat n'est rien, et inversement ?

Cette approximation en dit long sur ce que sont devenus les Guignols récemment. Non pas que l'émission de ce soir était particulièrement mauvaise. Mais force est de constater que, oui, je confirme aussi, regarder les Guignols est devenu moins un plaisir qu'un automatisme. C'est juste outrancier, avec une critique de caniveau digne des pires partis gauchisants. Pas étonnant alors que le 6 mai, le public qui assistait à l'émission électorale des marionnettes était plutôt acquis à Ségolène Royal.
Posté à
21:39
 par YN_ - | Réflexions éthylées

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