NilLe 27/06/2007 à 11:56
Ben dans ceux qui sont sortis et dans ceux qui ont picolé, tous n'ont pas ruinés les rues. En outre, il faudrait voir ce que donnerait une soirée avec autant de monde et pas d'alcool/pas de drogues pour pouvoir faire un vrai comparatif. Est-ce vraiment l'alcool qui pousse à avoir des comportements transgressifs et de dégradation ? Quel est le pourcentage, aux vues des dégâts, des dégradations effectivement faites par ceux qui ont bu "juste comme ça" ? Quel est le pourcentage de ceux qui de toutes façons auraient provoqué des dégradations ? Est-ce l'alcool le premier facteur ou l'effet de groupe/le fait qu'il y ait une sorte d'impunité vu le nombre de personnes dehors cette nuit-là ? N'est-ce pas aussi une soirée exutoire parce que notre société ne propose plus de vrais rites de violence (organisée) ?
Je ne cherche pas à confondre quiconque en accusations (ni dans un sens, ni dans l'autre), mais je pense que les problèmes sont moins simples que "des jeunes boivent -> provoquent des débordements -> provoquent des dégradations -> mais où donc est passé le fondement de la fête de la musique ?" et qu'effectivement trop généraliser (toujours dans un sens ou dans l'autre) revient à se masquer les yeux sur les vrais problèmes. Oui, il y a probablement un problème dans la relation de certains avec la fête et l'alcool (et oui, il m'est arrivé de picoler à outrance, et même si je n'ai jamais participé à des dégradations, je suis conscient que j'ai du, en parlant un peu trop fort dans la rue, déranger des gens) ; mais il y a aussi d'autres problèmes, soit parallèles, soit en amont, qu'il est important de ne pas laisser de côté.