Il y a des écoles qui ont des enseignements communs (je sais par exemple que pour les DUT d'info, il y a des réunions nationales pour faire évoluer l'enseignement et pour utiliser des outils communs, même si, par exemple, certains ont commencé la pratique du Java alors que d'autres étaient restés sur le C++ pour la seconde année), mais c'est spécifique à certaines branches. Sinon l'indépendance est totale.
wendy > Le problème d'une "grande" réforme (je suis en train d'en "vivre" une qui n'est pas très grande mais qui a quand même pas mal d'impacts, à savoir l'intégration des IUFM aux universités) est qu'elles demandent beaucoup de temps pour se faire. Il a fallu 5 ans pour finaliser le projet, et il en faudra encore 2 avant que l'intégration de soit réelle et totale. Et ça se passe pas très bien. Heureusement qu'on s'en sort humainement parce qu'on est tous "dans la même galère", mais ça n'a pas été réfléchi à l'avance, ça a été précipité à cause des élections, résultat, ce sont les étudiants et les stagiaires qui dégustent parce que rien n'est prêt, parce qu'on est le cul entre deux chaises.
Une grande réforme en profondeur n'est (à mon avis) malheureusement pas réaliste. Parce que ça demande de re-former tous les personnels, de développer de nouveaux logiciels de gestion, de créer des réseaux humains qui n'existent pas encore... Quand on part de zéro, c'est effectivement plus simple, mais là il y a un existant, un passé, des habitudes.
Ensuite, tu parles du système anglo-saxon, mais il est profondément inégalitaire. Les grandes écoles coûtent très cher, et seule une très petite minorité peut y accéder (pour avoir passé un petit bout de temps à Cambridge - pas directement pour les études, mais pour la musique - j'ai trouvé que c'était hallucinant).
Et même avec une réforme profonde, je ne vois pas en quoi elle pourrait simplifier les choses par rapport au système actuel, très simpliste mais déjà très lourd (délais, etc., même si, je le répète, il semblerait que de nombreux CROUS aient fait d'énormes efforts à ce niveau).
Sasume (./258) :
a plupart me semblent peu importants face au problème du financement des études... À quoi bon avoir un système d'enseignement qui tourne bien si il n'est accessible qu'à une classe privilégiée ?
Je suis d'accord, mais je vois dans la problématique du financement au mérite deux points :
- le point de financement
- le point du mérite et de la motivation
Le premier point est une question de sous, c'est un fait. Le second nécessite (à mon avis) une réforme pédagogique. Ce n'est pas (enfin, je me trompe peut-être) avec un système au mérite qu'on va faire évoluer ça si on n'est pas capable d'accueillir et de suivre les étudiants dignement.