Nil (./172) :
Une professionnalisation du statut d'enseignant universitaire(comme déjà dit, ça m'insupporte ces chercheurs qui font des heures de formations parce qu'ils n'ont pas le choix, qui n'en ont rien à foutre, et qui finalement font plus de mal que de bien). Ça ne passerait pas par un système de type EN ou IUFM (encore heureux), mais plus par un choix d'orientation. Des postes plus souples avec +/- de recherche ou +/- d'enseignement. Ce n'est pas le même métier, et je pense (mais je me trompe peut-être) que l'argument comme quoi on est bien instruit par ceux qui seront nos pairs plus tard ne vaut pas avant le Master (auparavant, il reste encore beaucoup à apprendre dans le domaine que l'on a choisi).
Hmmmm.
Perso j'aime beaucoup le concept d'enseignant-chercheur. C'est une expérience intéressante aussi bien pour l'étudiant que pour le chercheur. Je ne serai pas aussi critique que toi sur ce point.
Par contre il faut admettre que le volet "recherche" est actuellement beaucoup plus valorisé que le côté "enseignement", considéré comme un à côté vulgaire. L'enseignant-chercheur fait sa carrière sur la recherche seulement.
Une réorganisation du fonctionnement des cours
Conserver bien sûr les cours magistraux, mais avoir des TP et des TD en effectifs plus réduits (comment un prof peut-il s'en sortir quand il doit assurer un TD ou un TP avec plus de 40 élèves ?!).
Mouaif.
Je ne connais pas la situation dans toutes les disciplines, mais dans mon expérience (limitée), ce problème ne s'est jamais posé.
Il m'est arrivé une seule fois en 3 ans d'avoir un groupe de TD de 30 élèves, les contraintes d'heures n'ayant pas permi de le couper en deux. Le groupe restait tout à fait gérable.
Une réorganisation des emplois du temps
C'est un vrai problème, c'est vraiment merdique. Effectivement, ça implique plus de personnel et plus de salles. Mais comment peut-on espérer que les étudiants acceptent de suivre des cours s'ils ne sont même pas respectés à ce niveau ? On y arrive bien en DUT alors qu'on a aussi des enseignants chercheurs, pourquoi ça ne serait pas possible pour l'université "traditionnelle" ?
Pareil, je n'ai pas vraiment constaté ce problème.
Il y a des contraintes difficiles d'emploi du temps, mais dans l'ensemble les gens qui font les emplois du temps en maths se débrouillent vraiment bien.
Un respect du cadre de travail
Ca, c'est une problématique qu'on retrouve pour tout les édifices publics : on préfère attendre que ça soit dans un état tellement pourri qu'on détruit tout et qu'on recommence. Un vrai suivi architectural, avec contrôle de certaines normes : éclairage, ensoleillement, aération, isolation... c'est bien beau d'avoir un bâtiment aux normes lors de sa construction, mais a-t'on envie de travailler dans celui-ci lorsque, à peine 5 ans plus tard, l'éclairage n'est plus homogène, les murs sont ternis, les courants d'air sont foison.
Décidément, je fais le rabat joie, mais chez nous c'est plutôt correct à ce niveau. Ca doit dépendre fortement des facs.
Pas d'avis particulier sur les autres points.
Bien entendu, tout ça, ça coûte... mais des études loupées, ça a aussi un coût pour la collectivité.
Bien entendu, tout ça, ça prends du temps (réformer en profondeur une structure aussi grosse que les universités, ça prend à minima 5 ans).Bien entendu, tout ça, c'est utopiste, mais bon...
Qu'est ce qui est vraiment nécessaire? Quelle est l'ampleur réelle des problèmes?