vacheAlaitLe 03/12/2007 à 13:21
ANTISEMITISME:
À la fin du XIXe siècle, des judéophobes (dont Léo Taxil) utilisèrent sémite comme synonyme de juif, et forgèrent l'adjectif antisémite.
Certaines associations anti-racistes estiment que cette construction étymologique est source de confusion car, disent-elles
1- tous les juifs ne sont pas des sémites et inversement tous les sémites ne sont pas juifs, tout spécialement dans le contexte européen et dans l'histoire de la diaspora. En partant du principe qu'une ethnie désigne un groupe humain partageant une même culture et une même langue, on peut considérer les Israéliens juifs comme sémites puisqu'ils parlent la même langue, l'hébreu, et ont une culture en commun, bien qu'ils aient des origines diverses. L'emploi est plus contestable pour les juifs de la diaspora.
2- et inversement les sémites sont l'ensemble des peuples bibliques, il est faux anthropologiquement de penser qu'il y ait des descendants actuels d'un point de vue génétique, en ce sens ni arabes ni juifs ne sont sémites, si on considère qu'il y aurait des descendants actuels alors les hébreux n'en seraient qu'une petite partie, qui inclut notamment les arabes. Or les conflits entre israéliens et arabes ont amené à parler dans le cas des extrémistes d'"antisémitisme arabe", expression qui apparaît donc comme paradoxale, et qui sert les antisémites pour se défendre d 'en être.
En ce sens, aujourd'hui il y a une réflexion lancée dans la communauté juive pour essayer d'approfondir le concept, et pour ne plus définir la haine antijuive à partir d'une définition créée par un judéophobe comme Leo Taxil.
Il y a de quoi réfléchir avant de balancer n'importe quoi, même si c'est à la mode.
Pour la petite histoire, les peuples d'origine sémitiques représentent à peu près 1/3 de la population mondiale.