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SasumeLe 21/04/2008 à 21:52
Finalement j'ai eu envie de perdre mon temps tritop

J'ai posté mon commentaire là-bas mais il doit être approuvé par des modérateurs pour apparaître, alors le voici pour vous en avant-première :
1) En effet, les fossiles à eux seuls ne peuvent prouver que la théorie de l'évolution est juste. Ils confortent cependant sa véracité, en donnant des exemples d'espèces "intermédiaires" éteintes. En étudiant les distances génétiques entre ces organismes, il est possible d'avoir une idée de l'histoire de l'évolution des espèces.
De plus, la « Constance », comme tu la nommes, ne réfute absolument rien, puisqu'une mutation génétique n'implique pas un changement de forme de l'individu, mais implique la possibilité d'un changement au niveau des fonctions biologiques que l'individu est capable de remplir. Quant au problème d' « apparition soudaine », il est certainement dû au faible nombre de spécimens de chaque organisme que l'on a été capables de trouver.
La cohabitation probable (les systèmes de datation ne sont pas infaillibles !) d'homo erectus et habilis ne réfute rien du tout non plus car elle a été nécessaire (puisque l'un a émergé de l'autre).

2) Mais qui sont les parents de ces êtres soudainement complexes ? Sachant que toutes les formes de reproduction impliquent un héritage du patrimoine génétique du ou des parents...

3) Au contraire, ces « fossiles vivants » suggèrent que les autres espèces (qui ne sont pas des «fossiles vivants ») ont émergé d'un processus d'évolution. En tout cas en aucun cas le fait que certaines espèces n'aient pas ou peu évolué implique que l'évolution est impossible.

4) et 5) Ceci montre simplement que ces scientifiques étaient malhonnêtes, mais pas que l'évolution est une mauvaise théorie.

6) OK, cette espèce était certainement un oiseau. Cela ne remet pas en question la théorie de l'évolution.

7) Tout à fait, la sélection n'implique pas l'évolution. Cependant, s'il n'y avait pas d'évolution possible, il n'y aurait aucun être vivant à l'heure actuelle, justement à cause de cette sélection qui les aurait tous éliminés au fil du temps.

8) OK, les erreurs ont été rectifiées (et peut-être que tout cela est encore très approximatif et sera encore rectifié à l'avenir, c'est cela la science !). Mais ces nouvelles connaissances n'excluent pas l'existence d'un mécanisme d'évolution.

9) Pourtant moi j'arrive à marcher à quatre pattes et sur mes deux jambes...

10) Idem 8).

11) Houla. Ne pas faire d'amalgame. Le fait qu'une espèce représente une forme de transition entre deux autres espèces ne signifie pas que les individus de cette espèce sont non complètement fonctionnels ou instables. Cela signifie simplement que cette espèce B a émergé d'une première espèce A, puis qu'une autre espèce C a émergé ensuite de l'espèce B... Mais bien sûr tout cela prend du temps, ça ne se fait pas en trois générations...

12) Remarque intéressante, mais quelle est la source ?
Cependant, que cette remarque soit vraie ou fausse, elle ne remet nullement en question la théorie de l'évolution. Elle indique simplement que le singe serait génétiquement moins proche de nous que ce qui se dit.

13) Bien sûr. C'est pour cela que de nombreuses maladies ont une origine génitique. Cependant, il ne faut pas oublier que nous sommes un organisme diploïde, c'est-à- dire que chaque gène que l'on possède existe en deux exemplaires (différents ou non) : des allèles, qui peuvent compenser une déficience de leur pair. Et surtout, il faut savoir que notre code génétique comporte énormément de duplications, autrement dit beaucoup de gènes sont présents en plusieurs exemplaires, permettant là encore de compenser une éventuelle déficience d'un de ces exemplaires.

14) Ces variations sont l'expression des différentes mutations qui ont pu avoir lieu. En faisant se reproduire deux humains on ne crée pas une nouvelle espèce en effet. En fait, pour qu'une nouvelle espèce émerge d'une population, il est nécessaire que celle-ci soit très isolée du reste de son espèce et qu'elle se trouve dans un environnement très différent. Si au bout d'un certain temps d'évolution les individus de la population qui a été isolée ne peuvent plus se reproduire avec les individus de l'espèce initiale, c'est qu'ils forment une nouvelle espèce.

15) Au contraire, l'ADN humain comporte environ 30000 gènes, il est impossible qu'il ne soit pas le fruit de l'évolution. Il n'a pas pu apparaître d'un coup, d'on ne sait où... Il dérive de complexifications successives de génomes de différents organismes. Il aurait donc émergé de l'évolution des êtres vivants.

16) et 17) Idem 8).

18) En effet, les mammifères ne sont pas nés grâce à un poisson qui aurait joué à l'aventurier et qui serait sorti de l'eau pour y rester une poignée de secondes tout en en profitant pour se reproduire juste avant de crever et en donnant naissance à des individus complètement différents de lui qui seraient devenus capables de respirer hors de l'eau ! Il ne faut pas oublier que les mécanismes régissant l'évolution sont lents et quasiment impalpables à l'échelle de l'individu. Il faut une quantité importante de générations pour voir se stabiliser une mutation. Les mammifères sont le fruit de 70 millions d'années d'évolution après l'émergence des tétrapodes (qui étaient des vertébrés aquatiques). (cf http://fr.wikipedia.org/wiki/Tetrapoda)

19) Non, en fait différents acides aminés peuvent remplir des propriétés physico-chimiques semblables et donc au final permettre à la protéine d'assumer aussi bien (ou presque) sa fonction. De plus, la mutation d'un nucléotide de l'ADN n'engendrera pas forcément un acide aminé différent (on a en gros une chance sur trois pour que l'acide aminé issu de la transcription d'un bout d'ADN soit différent suite à la mutation d'un nucléotide sur ce fragment).

20) Non, le grand nombre de protéines impliquées permet justement de compenser diverses mutations délétères qui affecteraient quelques unes d'entre elles.

21) Cette comparaison n'a pas de sens. Ce n'est pas l'ADN entier qui est apparu d'un coup, par hasard, mais ce sont les mutations qui apparaissent chacune par hasard. La sélection en fixe certaines, qui sont alors transmises à une large descendance et représentent l'évolution de l'espèce. Il ne faut pas oublier que ces mutations ont eu plusieurs centaines de millions d'années pour apparaître « au hasard », et leur somme aujourd'hui n'est pas négligeable et permet d'expliquer l'évolution des êtres vivants.

Enfin, la théorie de l'évolution est tout simplement la théorie la plus plausible aux yeux de l'entière communauté scientifique pour expliquer la diversité du vivant telle qu'on la connaît aujourd'hui. À l'époque de Darwin on ne savait pas précisément ce qui était hérité d'un individu à l'autre lors de la reproduction, mais aujourd'hui on sait comment se passe la formation des gamètes qui engendreront des individus au sein d'une espèce, on sait que l'ADN se transmet ainsi et qu'il est ensuite « lu » par l'organisme pour produire les protéines qui rempliront les différentes fonctions biologiques de l'individu.
Sachant cela, comment expliquer l'apparition d'une espèce complètement « nouvelle » ? Quels sont les parents qui engendreront des rejetons avec un ADN complètement différent du leur ?