La vision que j'en ai, c'est la question des moyens qu'on donne à l'Etat. Imaginons, demain, on autorise la torture pour les "rebelles X", dans le but d'obtenir des informations sur leurs relations.
On se dit que l'Etat ne pourra pas, sans raisons, TE torturer pour savoir qui tu connais, ce que tu fais de tes journées, parce que tu as le cul propre, parce que l'Etat n'a pas non plus les moyens de torturer tout le monde non plus ("trop de données à traiter", manque de main d'œuvre dans mon image). Mais que fait-on, demain, en ayant constitutionnalisé/normalisé la chose si notre nouveau gouvernement a une vision beaucoup plus large de la suspicion...
Rien que le fait que des militants/syndicalistes se soient retrouvés sur écoute/perquisitionnés, est en soit très inquiétant, les moyens techniques évolueront énormément dans les 10 années à voir.
Alors, c'est cool, dans le cadre des lois actuelles, je suis dans le clous (allez... à 99,99

au niveau de mes disques durs, mais demain... ? Nos relations sont-elles toutes des personnes "fréquentables" ? Nos contenus, seront-il réglos et de manière pérenne ?
Je ne pars pas en conjectures, supputations... le vecteur de tolérance politique de l'Etat est en train de poindre vers le 0 absolu (voire... le négatif).