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Yann BLe 06/07/2008 à 01:34
Nil (./321) :
Yann > Disons que si tu es dans une dynamique du tout libre, ou le reste est considéré comme du caca, tu t'asservis non seulement à une doctrine, mais aussi, de fait, à des outils qui ne sont pas nécessairement efficaces/pertinents/stables pour l'utilisation que tu as à en faire.

Peut-être, mais utiliser un logiciel propriétaire qui dévore un certain nombre de libertés, n'est-ce pas aussi de l'asservissement ? Dans le cas des logiciels fondant leur monopole sur des formats fermés, n'est-ce pas une véritable soumission ?

La "doctrine" n'est pas de dire que le reste c'est du caca, mais que le reste est à éviter dans la mesure où la perte de liberté peut être considéré comme un risque. Photoshop n'est pas une bouse, mais s'adapter au fonctionnement d'un logiciel qui interdit toute modification et dont la licence peut plonger l'utilisateur dans un piège à un moment où à un autre peut être parfaitement considéré comme risqué.
Le meilleur outil, c'est celui qui est stable, qui fait ce qu'on lui demande, que tu connais et qui est évolutif (et encore, c'est un critère non indispensable). Le reste, c'est de la politique.

D'accord, j'ajouterais juste que le point "que tu connais" est tout à fait compatible avec l'idée de n'utiliser que du libre, puisque justement en utilisant on finit par connaître.


Après, il est vrai que si on souhaite faire une action qu'aucun logiciel libre ne sait faire mais qu'un logiciel propriétaire peut faire, se refuser à y parvenir sous prétexte que c'est pas libre est contradictoire avec l'idée de vouloir y arriver. Simplement, dans beaucoup d'utilisation, les alternatives libres le permettent.

En fait, je pense que c'est ça que tu voulais dire, mais il y a asservissement et asservissement, il faut distinguer la liberté au niveau de sa machine et du logiciel que l'on a obtenu et au niveau de son champ d'action quand on cherche à parvenir à une action précise.

Dans la même série, y a ceux qui veulent pas faire une action c'est c'est trop compliqué même si on est prêt à les accompagner pas à pas dans leur démarche. Il est vrai, par exemple, que VLC est un peu complexe à utiliser, mais il a des possibilités énormes (il mérite bien son titre de "couteau-suisse de la vidéo") et on peut quand même aisément indiquer à quelqu'un quoi faire pour arriver à quelque chose, mais ça rebute souvent...