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NilOn the 2019-05-12 at 11:21pm
En fait, le biais que j'ai relevé globalememnt est que les allemands qui vont en Realschule ont un niveau déplorable, alors que ceux qui ont le niveau pour aller au Gymnasium vont avoir un bon voire très bon niveau en langues. Sauf que ce n'est qu'une petite partie de la population.
Globalement, pour avoir fait des échanges internationaux musicaux (qui ont la caractéristique de ratisser large en matière de niveaux scolaires, contrairement à ce qu'on pense les instrumentistes ne sont pas des bobos du monde de la culture mais avant tout des techniciens qui, en France par exemple, vont pour certains passer un bac technique (F11)), le niveau est mauvais chez tout le monde, avec quelques exceptions à chaque fois chez celles et ceux qui font des études générales et/ou qui sont poussés par leur famille. Mais ce qui est le plus marquant, c'est qu'indépendamment de ce niveau globalement médiocre, ça ne pose aucun problème pour la sociabilisation entre les jeunes, pour les flirts divers et variés, pour travailler ensemble au niveau musical (alors qu'on avait des chefs d'orchestre qui ne connaissaient que leur langue maternelle).
Ce sont en plus des échanges musicaux chez l'habitant (donc même si en journée tu peux dire que l'objectif commun suffit pour communiquer, le reste du temps, il faut bien y arriver), avec globalement énormément d'autonomie pour les jeunes et des disparités d'âges très importantes.
Et même les flamands, que j'aurais cru au-dessus, ne l'étaient pas... en général corrects en allemand, mais impossible de communiquer avec eux en anglais (vraiment, je ne sais pas si c'est un problème d'enseignement ou pas, mais ça fait bizarre d'être avec des personnes qui n'ont parfois aucune notion d'anglais), et ceux qui parlent aussi français sont rares (je crois qu'ils venaient majoritairement d'Anvers, ça joue peut-être... Nhut ?)
Ah si, il y en a qui ressortaient du lot, c'étaient les suédois. Un anglais impeccable, vraiment, et une très bonne maîtrise d'une autre langue en général.

Dans le monde du numérique, c'est biaisé parce que beaucoup pensent connaître l'anglais parce qu'ils en "consomment" des termes à longueur de journée, mais au final ce n'est pas glorieux (même chez les allemands de SAP, l'anglais est médiocre voire mauvais... [oui, ils ont une gestion assez amusante du support, chez SAP, ils donnent des rendez-vous téléphoniques avec les équipes de ton pays, mais s'il y a une loupée, ça cascade bizarrement... plateforme en Inde, puis UK, puis Allemagne]).