./13536 > je crois que ce qui se cache derrière ça, c'est l'aversion au risque.
L'innovation, la diversité, la créativité, tout ça sont des notions qui sont inséparables de celle de risque : ça peut marcher, ça peut échouer.
Normalement, le métier d'un producteur de musique/films/jeux vidéos etc., c'est de faire des paris. Idem pour un investisseur de capital, ou un actionnaire en bourse. On investit dans plein de choses, en sachant qu'elles ne réussiront pas toutes, mais en se disant qu'on sera assez bon pour débusquer LA chose qui aura un succès suffisant pour que l'opération soit (très) profitable.
Aujourd'hui, de moins en moins de gens admettent que c'est comme ça que c'est censé fonctionner. Les financiers veulent à la fois une rentabilité exceptionnelle et une prise de risque quasi-nulle. Alors que si tu demandais la même chose en tant que particulier à ton banquier, il rigolerait en t'expliquant que ça ne marche pas comme ça.
Du coup, la seule solution, c'est de copier ce qui marche en se disant "si ça a marché pour les autres, ça marchera pour moi". Le résultat c'est très peu d'innovation, de diversité, de créativité. Des licences pressées jusqu'à la pulpe à coup de dérivés et de reboots, plein de chanteur/ses au style similaire qui seront oubliés aussi vite qu'ils sont apparus, des smartphones qui se ressemblent tous, EA qui ressort les mêmes jeux tous les ans en changeant à peine 2/3 bricoles, etc.