pal0uf (./10791) :
Je trouve que l'excès inverse est plus dans l'air du temps : les gens qui veulent se reproduire mais qui repoussent l'échéance jusqu'à ce qu'il soit trop tard : par peur pour leurs carrières, peur pour leur confort matériel, peur de ne pas être des parents parfaits, peur de ne pas "profiter de sa jeunesse" (faire toutes les boites de nuit de la planète?) etc etc. Toutes sortes de lâchetés qui font qu'ils se retrouveront à chouchouter un clebs au lieu d'élever des enfants.
Orion_ (./10792) :
vu le nombre de jeune mère célibataire en augmentation, je ne suis pas sur de ça.
je crois qu'il y a les deux à la fois, et que
grosso modo ça correspond à deux sociologies assez différente ( prolo/bobo, pour faire très vite ).
Bon maintenant le problème que tu soulèves, palOuf, est à vrai dire essentiellement féminin. La parentalité masculine gagne à être plus mature et expérimenté, tandis que les femmes ont une limite biologique bien plus présente*. Évidemment ça soulève la question de l'asymétrie de l'âge dans un couple, qui était jusqu'à présent plutôt la norme historique (âge homme >= femme ) et si j'ai fais l'apologie -- comme j'en ai bien envie -- les insultes de misogynie à mon égard vont fuser

* : je vais alourdir mon bilan (de misogyne), mais je pense qu'en plus des limitations biologiques il y a un autre argument en faveur de la différence d'âge : le père et la mère ne sont pas symétriques, i.e ne transmettent pas la même chose à l'enfant. La mère, évidemment, c'est en plus de l'épreuve physique beaucoup d'amour et d'attention. Tandis que le père c'est autre chose, la transmission paternelle est plus distante, d'ordre symbolique, moral voir spirituel. Le père essaie de transmettre son expérience de la vie et les leçons qu'il en a tirés, etc.
( évidemment toute généralité a ses limites en cas pratique, je n'en fais pas une règle absolue, que personne ne se sente offensée

)