MeowcateLe 11/08/2015 à 10:37
Tiens, je viens me lamenter un brin pour changer, ça fera du bien.
Il y a quelques jours, j'annonçais à ma copine que je la quittais. La raison principale est financière : depuis plusieurs années qu'on est ensemble, elle a été majoritairement sans emploi (pas "chômage" avec les aides et tout, mais "sans emploi"). Depuis qu'on s'est installé ensemble, mon compte bancaire a été de plus en plus dans le rouge, jusqu'à l'être quasi-constamment. Je ne détaillerai pas le pourquoi, mais résumons qu'en plus d'une absence de revenus elle a des créances de jeunesse qu'elle traine encore avec elle (carte crédit Fnac et ce genre de chose, vous voyez. Elle se plaint que ses parents, flambeurs, ne l'ont jamais appris à tenir un budget). Bref, la situation n'était plus tenable, mes parents m'ont beaucoup trop dépanné au point que ça allait les foutre dans la merde.
Et devant les pleurs, la colère, l'imploration, j'ai cédé, je lui ai donné "une chance", en ces mots exacts. Plus précisément un sursis. Après tout j'ai été un vrai connard à nos débuts (sans détails, j'éprouve le besoin de préciser "jamais trompé, jamais de violence" au cas où) elle m'a quitté après plusieurs mois, pour accepter de me reprendre du fait que j'ai été tellement retourné que j'ai beaucoup changé pour elle. Disons donc que je lui dois une chance.
À ce qu'elle dit (et vit, je le vois) au quotidien, elle a dû naître sur un cimetière indien avec un karma de merde pour attirer autant de drames autour d'elle, et je l'admire de tenir encore debout après tout ça. Mais arrive un moment où je ne peux plus tenir, surtout financièrement, mais que je ne vis plus qu'à travers elle pour essayer de la soulager autant que possible de tout ce qui lui arrive. Et je frôle le burn-out, même mes parents s'en sont bien rendus compte.
Quelque part je m'en veux d'avoir cédé, de ne pas m'être montré intraitable. Je vais laisser un peu de temps voir si les choses changent. Je déteste avoir le rôle du méchant, mais dernièrement c'était quelque chose que j'en étais venu à assumer. On dit que sentimentalement parlant les hommes sont lâches, mais tout le monde a son point de rupture.