Natyl (./4843) :
[...] transcrire en négatif toutes les choses que finalement tu aimes..
[...]A chaque fois qu'il t'arrive quelque chose de bien, tu es d'abord content, mais sur le long terme, tu ne retiens que le coté négatif.
Je n'ai jamais dit que je n'aimais pas.
Mais prends un gamin qui n'est jamais sorti de son bidonville construit sur un dépôt d'ordure, sors-le de là et va lui montrer la mer, les forêts pleines de vie, et d'autres paysages grandioses : si tu lui demandes s'il est heureux, « Oh oui, hyper heureux ! », te répondra-t-il.
Et quand tu lui diras : « Eh bien c'était la première et dernière fois de ta vie que tu verras tout ça. », je pense qu'il aurait préféré ne jamais sortir de son bidonville, ignorant du monde extérieur.
Ce n'est pas le côté négatif de “ce qui m'est arrivé de bien” que je retiens, c'est le fait que ce n'était qu'un épisode éphémère qui ne se reproduira jamais plus.
Natyl (./4843) :
A chaque fois que j'essaye de te remonter le moral en te montrant ce que tu as de positif, tu rabats en donnant le négatif.
dualmoo (./4861) :
La première chose évidente, c'est : si tu fais la gueule, les gens ne vont pas te sourir. Souris leur en premier et tu obtiendras nettement plus de réponses. Même si ça te paraît tout à fait pas naturel de sourire aux étrangers.
Ensuite, l'autre chose à faire, c'est qu'il faut que tu ressortes parmi les n personnes toutes pareilles qui sont dans le métro et qui sont toutes aussi peu originales les unes que les autres. Par exemple, j'ai remarqué que depuis que je porte un chapeau (cf le dernier open) j'ai beaucoup plus de contact visuel avec les gens (hommes ou femmes) : c'est normal, un chapeau, ça attire le regard ...
Quand on me dit ce que j'ai de positif, ce n'est pas ce que j'ai de négatif que je mets en vis-à-vis, mais l'inutilité de mes points positifs.
Histoire de donner matière à écrire à vince, allons-y pour le quart d'heure “complexe de supériorité” (le terme classique que je me mange immanquablement dans les gencives dès que j'ai l'impudence de dire que je ne suis peut-être pas aussi minable que la fange de l'humanité).
Par exemple, un de mes indéniables points positifs, c'est que je suis très loin d'être con.
Dans un cadre professionnel, mes trois diplômes Bac+5 le prouvent (je ne mets même pas de guillemets à « prouvent », vous trouverez bien tout seuls comment en conclure à mon “complexe de supériorité”).
Dans un cadre plus privé, j'arrive à étonner des personnes qui osent engager la conversation avec moi, puisqu'elles se rendent compte que je suis beaucoup plus intéressant que ce à quoi elles s'attendaient.
Même si je suis encore loin de Sallypédia, je m'efforce d'acquérir des connaissances dans de nombreux domaines, en poussant parfois très loin l'érudition dans certains domaines pourtant à mille lieues de la physique ou de l'informatique.
Histoire de montrer à tout un chacun que je ne suis pas un beubeu de base qui sait à peine faire 2+2 sur ses doigts, je me trimballe tous les jours avec ma sacoche CNRS (je ne l'ai pas volée, j'y ai bossé 5 mois

) alors qu'elle est presque vide et totalement inutile de par son contenu : dans le métro, quand je suis nez à la porte, ma sacoche est comme par hasard à l'arrière, et quand je suis dos à la porte, elle est comme par hasard devant moi, avec les bras de manière à ne pas cacher le sigle CNRS, et je vois chaque jour plusieurs personnes lisant attentivement l'inscription.
Oui, cette sacoche, c'est uniquement pour la frime.
En plus, même si ça ne vaut pas le chapeau de Mou², j'ai mon long manteau en cuir Matrix style à 500€ qui ne passe pas non plus complètement inaperçu, ça aussi c'est pour la frime et accrocher le regard.
En outre, toujours avec cette histoire de regards, et toujours dans le métro, plutôt que de regarder dans le vague une hypothétique
licorne rose invisible, je regarde dans les yeux toute personne à portée de vue, systématiquement, pour établir un contact même fugace, en essayant de chager de personne regardée toutes les secondes (même si j'avoue m'attarder un peu plus sur certaines

), et ce, toujours avec le sourire.
Je suis d'ailleurs à chaque fois une des seules personnes qui sourient dans la rame (les autres rames, je n'en sais rien), les seules autres personnes à sembler contentes sont les petites jeunes qui roulent des galoches à leur copain (qui, systématiquement, est mal rasé et habillé en vieux treillis miteux, ça donne vraiment envie de faire des efforts

).
Mais si j'ai le malheur de m'attarder plus de 3 s sur quelqu'un, je n'ai droit en retour qu'à un regard agacé, du genre : « Mais qu'est-ce qu'il me veut ce crétin avec son sourire d'ahuri, il ne peut pas faire la gueule comme tout le monde ? »
Mais ça reste loin de ce regard haineux que j'ai du mal à oublier et auquel j'ai eu droit il y a quelques mois, lors de la soirée d'anniversaire des 5 ans de ma boîte dans une grosse discothèque à côté de Bastille.
En effet, alors que la soirée était très avancée et les bouteilles d'alcool très vidées, avec une grosse ambiance sur le dance-floor surpeuplé, j'ai tenté, juste comme ça, porté par l'ambiance et par le défi personnel, de me rapprocher discrètement d'une fille (qui quittait la boîte une semaine plus tard pour aller, avec son copain, s'installer au Japon) : je dis “discrètement” dans la mesure où essayer d'être à moins d'1 m d'une fille avec 3 gars collés à moins de 5 cm d'elle, c'est censé ne pas se remarquer.
Tu parles ! Arrivé à, je dirais, 75 cm, elle m'a gratifié d'un terrible regard haineux qui, s'il avait pu me foudroyer, m'aurait tué 10 fois, et qui voulait textuellement et très exactement dire : « Eh oh, qu'est-ce que t'essayes de faire, sale connard !?! Non mais tu t'es vu, avec ta vieille tronche de poisson pourri ? Tu te prends pour qui, là ? Allez, barre-toi avant que j'te casse les rotules, pauvre con, et ne m'approche plus jamais, tu me fous vraiment trop la gerbe ! »
Ce mélange de colère violente et de dégoût extrême dans son regard m'a vraiment fait peur.
Hem, j'ai dévié...
Pour en revenir à mes points positifs, franchement, qu'est-ce que ça m'apporte ?
Je pourrais les mettre dans une petite boîte et les remiser au grenier que ça ne changerait absolument rien à ma vie.
Je pourrais me comporter comme le dernier des abrutis crades que j'aurais droit à ces mêmes non-regards.
En vérité, la seule chose chez moi qui importe aux yeux des autres, c'est apparemment ma tronche de poiscaille avariée (ou alors autre chose qui leur inspire aussi peu de sympathie, mais je n'arrive pas à identifier quoi).
Je pourrais me balader avec une pancarte « J'ai 140 de QI » ou « J'ai une grosse biiiiip », les filles n'iraient pas pour autant se jeter à mes pieds

, ça ne changerait rien à la vision semble-t-il d'horreur que les gens ont de moi.
Natyl (./4843) :
A chaque fois que je passe des heures avec toi, tu deviens amer
Parce que c'est pour moi que tu les passais, ces heures

?
Natyl (./4851) :
(même si j'ai passé un des week-ends les plus déprimant depuis que je suis à Paris, toute seule chez moi comme une conne
)
Dis plutôt que je me trouvais être la seule personne sur Paris ayant du temps pour te faire passer le tien plutôt que de t'emmerder toute seule, et donc, de la peste ou du choléra, tu as choisi le moindre des deux maux.
Non non, je ne mets pas d'huile sur le feu : il n'y a plus rien à brûler, de toute façon.
Natyl (./4843) :
En attendant, ce n'est pas en passant des heures à jouer la nuit que tu rencontreras du monde.
Bah si : même si ce n'est que sur ce que je montre, il commence à y avoir du monde qui m'apprécie.
Et il y a 3 ans, je parie que tu m'aurais dit : « En attendant, ce n'est pas en passant des heures à écrire sur un forum que tu rencontreras du monde. »
Et les OpensLyon ? Et les OpensParis ? Et les clopens hebdomadaires ? (oui, bon, OK, les clopens, c'est presque toujours avec le même comité restreint

, mais quand même...)
Natyl :
ça serait bien si tu arrêtais de pleurer sur ton sort
[...]
A chaque fois que je ne passe aucune heure avec toi, tu deviens amer
[...]
Continue de regarder la moitié vide du verre
[...]Ensuite je reste pas devant mon pc à pleurer
C'est bien ça, le truc : tu ne passes aucune heure avec moi, donc tu ne sais pas que je ne suis pas amer, que je ne pleure ni sur mon sort, ni devant mon PC, ou que je ne regarde pas la moitié vide du verre...
Ni la moitié pleine, d'ailleurs.C'est du passé trop lointain pour moi pour que ça ait une incidence notable :
Ethaniel (./4831) :
[...] en attendant d'oublier [...] (quelques mois pour ma mémoire de poisson rouge[...]).
Si je peux donner un chiffre, c'est que j'ai atteint l'oubli...
Donc j'ai fait pareil que The_CUrE (
./4846).
J'en profite au passage pour ressortir du texte que j'ai déjà rédigé ailleurs que sur yN (en le concaténant/corrigeant/améliorant, tant qu'à faire

) :
La solitude, il vaut mieux encore qu'elle fasse cogiter plutôt qu'elle fasse déprimer.
Mais le nec plus ultra en la matière, et j'en suis un bon exemple, c'est de ne plus se sentir concerné par la solitude malgré sa présence en atteignant la “paix de l'âme” telle que la définit Robert M. PIRSIG dans son magnifique Traité du zen et de l'entretien des motocyclettes (chapitre XXV) : « la paix de l'âme, par laquelle on se libère de tout désir, mais par laquelle on parvient à accomplir, sans désir, tous les actes de la vie ».
Même si certains pensent qu'oublier sa solitude, c'est aussi oublier de vivre, je n'ai pas du tout l'impression de ne pas vivre, cet état d'esprit ne m'empêche pas « [d']accomplir [...] tous les actes de la vie », et donc de mener une vie tout à fait normale d'un point de vue extérieur.
Et comme, du point de vue intérieur, je pense vivre tout à fait normalement puisque la solitude m'importe assez peu, c'est bon, tout le monde est content
(j'ai marqué “assez peu” et non “pas du tout”, puisque je ne suis pas encore 100% indifférent à ma solitude).
Quant à trouver la solitude “sympa” ou au contraire “pesante”, j'ai réussi à passer outre ces jugements de valeur : ma solitude est, tout court, et je fais avec.La solitude, ça ne me fait plus cogiter.
Note importante vis-à-vis d'une certaine personne : ce texte a été rédigé et envoyé (je te file les liens si tu ne me crois pas) entre le 18 et le 21 octobre... sachant que le 15 octobre, il y a eu le
Ceni's, le 19, le Musée d'Orsay, et le 22, l'expo Dragons.
Donc vraiment, si ça ne prouve pas à quel point il y a eu méprise totale sur mes intentions

...
Mais bon, j'estime ne plus avoir à me justifier, puisqu'il a été décidé que j'avais de toute façon tort, et ce n'est pas cette pièce à conviction qui va rouvrir mon dossier et réviser mon jugement.
Et en ai-je vraiment envie ? Après réflexion, non, pas trop...
[edit]Sgroumpf, encore une faute de typo

[/edit]
[edit2]Bug avec les caractères Unicode

...[/edit2]