7672Fermer7674
veryLe 04/03/2009 à 18:04
Nil (./7671) :
very (./7670) :
il n'y a pas de poésie et de romans mais de la "littérature" avec une continuité...
Voilà. Et, surtout, il y a des romans poétiques ; en réalité, où s'arrête la poésie ?


eh oui il y a continuité, c'est certain, il y a des romans très poétiques et des poésies très romanesques, n'empêche que certaines choses sont clairement du coté roman et d'autres clairement du coté poésie, et qu'il y presque un certain antagonisme de valeurs entre les deux. (ce qui ne veut pas dire que l'on ne puisse pas les mélanger du tout... l'Art aime même assez bien ces contradictions, ces mélanges de goûts qui apparaissent a priori opposés... )


Sinon... bon bha on va presque finir par être d'accord. Il y a dans l'amour ( tel que je le décris presque par opposition à la "pure passion", celle de la cristallisation et de l'idéalisation, celle hormonale ) de la passion (au sens commun ), et une petite part, ou du moins un petit goût plus ou moins prononcé de temps à autre, de cette passion amoureuse, aussi. Mais en moins caricatural quand même. C'est ce fond d'irrationnel qui reste... smile.
Mais voilà ce n'est pas que ça, c'est bien autre chose aussi, surtout. Le "autre chose" est justement le plus humain, enfin du moins là où la volonté et la conscience possède plus d'influence...

Donc pour reformuler: le problème c'est que l'époque pense:
-que l'amour n'est *que* la passion.
-que la passion est forcément de l'amour. ( il peut en faire partie ou y donner lieu, mais ce n'est pas toujours de l'amour. Même pas souvent. )

[ pour ta (basse) remarque sur les théoriciens... c'est vrai pour tous les théoriciens dans tous les domaines. C'est surtout l'échec et l'incompréhension qui peut amener à penser, à théoriser. En plus, comme il y a une grosse part d'inconscient dès que l'on touche aux sentiments, il ne suffit pas d'un général brillant avec une bonne stratégie, c'est évident. Donc même avec "la bonne" théorie, comme on ne maitrise pas tout, on peut se planter à fond. ça peut aider de comprendre, mais c'est ni nécessaire, ni suffisant. La connaissance ne rend pas heureuse, ni meilleur. Foutaises progressistes et fantasmes de philosophes. Elle permet au mieux de ne pas être trop dépréssif ou de se rassurer. Elle permet aussi d'éviter certains pièges. Elle permet de se faire soi-même, mais ce n'est pas une clé magique pour réussir ou être heureux. C'est un mécanisme de défense contre le monde, au fond, pas une clé du bonheur... ]