Bon allez, un petit argumentaire sérieux sur les médocs.
D'abord, un patient n'est pas l'autre, on réagit tous différemment aux médicaments. Exemple con: y a des gens qui font des allergies aux pénicillines. Ceux-là sont bien contents d'avoir une alternative viable aux pénicillines pour traiter leur infection. Et c'est comme ça pour quasi tous les autres médocs: untel aura un effet indésirable, un autre ne tolérera pas la molécule. On fait quoi alors si on a viré tous les médicaments dit "inutiles" parce qu'ils se ressemblent trop, on prive les patients de traitement? Non, on le change par un autre médoc équivalent. Rien que ça c'est une bonne raison pour qu'il existe plusieurs médicaments pour traiter une seule maladie.
L'autre bonne raison c'est qu'il y a souvent plusieurs approches différentes pour traiter certaines maladies, comme l'asthme. Il faut tout explorer, ne rien négliger.
La troisième bonne raison c'est que la concurrence sur le marché poussera les firmes pharmaceutiques à développer des médicaments toujours plus efficaces, au lieu de se reposer sur ses lauriers et simplement attendre que le fric rentre. Faut pas croire qu'une firme se contente d'encaisser le pognon hein, elle le réinvestit aussitôt en recherche et développement.
Bon ensuite, il y a le facteur humain. Monsieur est un médecin, il devrait regarder ce que ses copains prescrivent. Est-ce vraiment de la faute des firmes pharmaceutiques si les docteurs se mettent à prescrire nawak? Mine de rien, les prescriptions de mauvais traitements ça fait aussi perdre du fric aux mutuelles. Bien entendu c'est plus facile d'accuser les autres que de se remettre en question.
50% de médicaments inutiles
Pas pour tous. Voir plus haut.
20% de mal tolérés
Pas pour tous. Voir plus haut.
5% de +potentiellement très dangereux+
Ben évidemment qu'un médicament est très dangereux! C'te blague. AUCUN médicament n'est 100% sans risque. Même pas l'aspirine. Hé ouais.
Les médocs c'est TOUJOURS une affaire de balance risque/bénéfice. Si j'estime que mon patient a moins de risque de mourir en prenant le médicament qu'en ne le prenant pas, il faut le lui fournir. Et vice-versa.
L'amputation tiens, c'est une opération potentiellement très dangereuse. Doit-on l'interdire? J'ai un patient avec le pied à moitié arraché et une bonne grosse gangrène qui monte. Mais l'amputer c'est trop dangereux, alors on va le laisser comme ça.
D'ailleurs, voir plus haut: pour réduire le danger inhérent aux médicaments, ce serait peut-être déjà bien de le prescrire aux BONNES personnes... Comme on n'ampute pas n'importe qui.
75% sont remboursés
Détaille un peu tes chiffres mon grand? Tous les médicaments remboursés ne le sont pas à 100%. En Belgique le client doit en payer une partie suivant l'importance vitale du médicament. Une seringue d'insuline est remboursée à 100% par exemple. D'autres médocs sont remboursés à seulement 25%. Donc c'est bien beau de dire que 75% sont remboursés, mais en termes de pognon réel, ça fait combien?
Je ne m'attarderai pas sur les propos de Bachelot, c'est une conne qui dit simplement ce que les gens ont envie d'entendre.
Pour en revenir aux médicaments dits dangereux, prenons un médicament qui hospitalise/tue une personne sur 1 million. 1/1 000 000 c'est quasiment impossible à voir dans les essais avant commercialisation, parce qu'on ne teste les médicaments que sur des échantillons de plusieurs milliers de personnes. Et puis il y a plein d'autres choses à prendre en compte sur un patient hospitalisé pour causes médicamenteuses: le gars a-t-il pris la bonne dose de médoc? Etait-il alcoolique? Prenait-il d'autres médocs, drogues, autres substances? Mais ça on préfère le passer sous silence.
The_CUrE (./2440) :
Ce qui est drôle aussi c'est que quelques (voire beaucoup mais je n'ai pas les chiffres exacts) nouvelles molécules sont d'anciennes molécules passées générique un peu remaniées puis représentées, l'idée étant de faire le minimum d'effort tout en ramassant à nouveau beaucoup, en promettant des résultats révolutionnaires.
Une molécule même très peu remaniée peut produire un effet totalement différent dans le corps. Ce qui nécessite de refaire quasiment toutes les étapes de R&D.