5891Fermer5893
veryLe 30/01/2017 à 20:58
Le truc avec cette uber-simplification de la politique en un repère unidimensionnel, c'est que, dans le cas de la ligne droite comme du cercle, il n'y a aucun centre naturel, géométrique. (droite infinie, cercle)
Du coup il n'y a aucun extrême fixe non plus (si l'on exclus les +/- infini ).

Au final, n'importe qui peut se proclamer au centre, et trouver à sa gauche et à sa droite des extrêmes, qu'il accusera de se ressembler, car selon ses propres critères, c'est-à-dire sa propre spécificité que les autres ne partagent pas, il se ressemblent effectivement !

Mise en exercice pratique, selon le point de vue :


Ce que l'on peut en retenir, c'est que, à chaque époque et chaque lieu, le pouvoir en place (ou le barycentre des partis et réseaux régulièrement au pouvoir) se place naturellement au centre "raisonnable" de "la seule politique possible" et taxe tous les gens différents d'extrêmes. Sont dits extrêmes des gens qui veulent un système qui repose sur une base différente, sont tolérés comme "gauche" et "droite" des réformistes qui veulent amender légèrement le système actuel dans tel ou tel sens.

Conclusion : dès que vous utilisez la notion d'extrême, et même de gauche et de droite (implicitement par rapport à un centre) vous vous faites le complice ou la victime (de propagande) du régime en place (ou système actuel ). C'est pour ça que je ne parle d'habitude jamais d'extrême gauche ou d'extrême droite, il y a des catégories plus précises qui ont à la fois plus de signification et d'indépendance (genre communiste, stalinien, nazi, socialiste, royaliste, nationaliste, libéral, social-libéral, conservateur, progressiste, etc. ), et l'avantage non-négligeable que les gens en question acceptent l'étiquette choisie, s'en réclament même.