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ZerosquareLe 04/12/2012 à 00:58
Oui, il existe des effets perturbateurs analogiques dans les chaînes numériques. J'ai fait exprès de pas en parler pour voir ce qu'en dirait notre ami audiophile (mais bon, y'a pas eu de suspense : comme la quasi-totalité des audiophiles, il est inculte techniquement).

Le premier (et la marotte des audiophiles), c'est le jitter. En gros, les horloges ne sont jamais d'une précision infinie, et la durée des cycles varie très légèrement d'un cycle à l'autre.

De même, la séparation numérique/analogique n'est pas parfaite : on parle par exemple de Power Supply Rejection Ratio pour mesurer dans quelle proportion un parasite sur l'alimentation va se retrouver dans la sortie analogique, idem pour l'influence des tensions du signal numérique en entrée.

Le problème, c'est que ces imperfections, bien que mesurables, sont en-dessous de ce que l'oreille humaine peut entendre dans n'importe quel matériel audio pas trop mauvais, à fortiori dans le haut-de-gamme. Et très en-dessous des influences parasites d'autres natures qui sont souvent négligées par les audiophiles intégristes (la pièce d'écoute par exemple : une pièce "non optimisée" peut facilement avoir des atténuations d'une dizaine de dB à certaines fréquences à cause des ondes stationnaires).

D'ailleurs il y a un signe qui ne trompe pas : les audiophiles refusent quasiment toujours les tests en double aveugle. Et quand ils les acceptent, ils se montrent incapable de reconnaître les différences qu'ils prétendaient entendre clairement quand ils avaient l'ampli/la platine/le câble/le spray magique sous les yeux.

Bref l'audiophilie c'est un sujet très riche qui fait appel à la physique, à la psychoacoustique, à la psychologie (pour l'effet placebo, qui joue à fond dans les gadgets audiophiles), et au marketing (pour ceux qui les vendent et qui utilisent tout un argumentaire pour ça).