1506Fermer1508
veryLe 24/03/2016 à 10:46
./1505 > intéressant. Je ne partage pas tout, entre-autre je crois que tu idéalises trop la situation jap' (célibat au max et taux de fécondité ridicule, dur d'y voir une société très heureuse ) et au contraire en rajoute sur l'occidentale (où les femmes choisissent plus que ce que tu penses amha) mais sur ce point essentiel :
Brunni (./1505) :
elles perpétuent cette idée qu'elles n'obtiennent pas quelque chose, mais qu'en se plaignant suffisamment fort et en faisant chier on le leur cédera éventuellement.
je te crayonnerais.

Il y a une sorte d'enfermement dans la victimisation, ou, comme l'appelait Nietzsche, de morale de l'esclave, qui ne mène à rien : quand on se pense uniquement comme une victime, alors tous nos problèmes viennent d'un coupable : il suffit de râler et de se plaindre pour que le coupable, honteux devant tout le monde, arrête de persécuter sa victime.
Dans le féminisme, la victime perpétuelle est la femme, le coupable permanent l'homme (ou la société patriarcale).

Ce genre de conception amène à penser que tous nos problèmes viennent de boucs-émissaires extérieurs, et à s'enfermer dans la petite bulle romantisée de la victime passive. (voir, à terme, à intérioriser son infériorité)

Un féminisme décent devrait être strictement l'inverse de ça : non pas une longue complainte mais une apologie de la femme, non pas la litanie de tous les méfaits prétendument imposés aux femmes, mais la glorieuse liste de tous ses bienfaits et réalisations, non pas une opposition à l'homme mais l'éloge de ses propres spécificités, etc.