BrunniLe 10/04/2016 à 05:21
T'as été célibataire et probablement que t'as couché de temps en temps durant cette période. C'est du célibat selon la définition du dictionnaire, mais c'est à l'opposé du célibat à proprement parler (forever alone), également d'un point de vue de ressenti (prendre un maximum de plaisir sans prendre risque d'engagement, être rassuré quant à ta valeur en tant qu'Homme). Sinon permets moi de douter que tu aies été si heureux que ça (je ne veux pas dire que je sais mieux que toi ce que tu ressens, juste que ça fait bientôt une centaine de mecs que je retrouve autour du sujet et j'ai encore à en connaître un seul qui soit forever alone et heureux, alors c'est une sorte de mise au défi).
Et oui je comprends que les Chinois sont comme ça, mais le destin t'appartient à toi et à toi seul. Franchement, je suis né dans un village de 10 habitants (j'allais à l'école dans celui de 300人 à 10 km) et la pression sociale je connais. J'ai toujours été un intrus dans la société donc jusqu'à presque 30 ans j'ai vécu avec cette certitude qu'il n'y aurait jamais de place pour moi, mais quand j'ai enfin commencé à voir au-delà de ces croyances stupides qu'on naît et s'investit dans l'endroit où on est, quand je suis allé au-delà du hameau, du village, de la petite ville, de la plus grande ville puis du pays j'ai vu que le monde n'était pas du tout comme ça. En ce moment je vis au Japon, une société qui à priori devrait ressembler un peu à ce que tu décris, mais désolé de te dire, dans ma réalité à moi ce sont des histoires, ça n'existe pas. Les gens y sont ouverts, incroyables, heureux, no limit, ils me font découvrir des facettes de la vie que jamais je n'aurais cru possibles, et même les filles j'en ai rencontré quelques unes enterrinées par leur vision de la famille mais mes bonnes amies aujourd'hui vivent bien loin de leur famille, ou si elles en sont proches (visite 1x par semaine car aux environs de Tokyo) elles ont su en prendre une distance salutaire. Mais, je pourrais aussi traîner avec les gens malheureux, bloqués dans leurs croyances, et moi-même croire la même chose, ça n'appartient qu'à moi.
Concernant les Chinois je pense qu'il est difficile d'être une génération de transition. Les parents souffrent que leur fille ne trouve pas d'amant, mais comme l'issue ne leur appartient pas, à un moment c'est à eux de savoir s'ils veulent continuer d'être malheureux pour qqch qui n'est pas en leur pouvoir, ou simplement accepter la réalité et bouger plus loin. Et c'est sûr que les prochaines générations qui ont connu ces soucis mais ont fini par avoir descendance auront d'autres enseignements. Des nanas qui se plaignent maintenant de la pression de leurs parents, une partie reproduira ça par habitude et conviction, une autre cherchera à tout prix à faire différent et donner de la liberté à ses enfants.
Note : je dis ça par part du débat comme je le ferais de vive voix, à vrai dire j'aime pas trop que ce soit public donc je vais probablement m'arrêter après ça voire même éditer, mais voilà un peu pour la glue qui tient mon raisonnement.