Pen^2 (./2057) :
Non mais rien que ça, qui de sérieux voudrait s'associer à ces décérébrés ?
Ben écoute, il y a des gens qui ne se sentent pas bien dans le corps qu'ils ont, avec le sexe qu'ils ont. Certains passent par ce qu'on appelle une réassignation sexuelle (chirurgie+hormones), d'autres ne le font pas pour plein de raisons (parce qu'ils s'estiment ni l'un ni l'autre, ou pas en même temps, ou autre chose...).
On peut être né blond et pouvoir se teindre toute sa vie. En plus, la société ne te demande pas toutes les minutes si tu es blond ou brun, elle s'en fout. Par contre, elle te demande en permanence si tu es homme ou femme (alors que, factuellement, ça n'a pas beaucoup d'intérêt dans 90% des cas, c'est juste une habitude).
Ces personnes sont en souffrance de ne pas pouvoir être ce qu'elles ont envie d'être, alors que sérieusement, ça nous change quoi à nous, à notre quotidien qu'il y ait des hommes qui ne se ressentent pas homme, ou des femmes qui ne se ressentent pas femme ? C'est la puissance de conceptualiser les choses : il y a un sexe, qui est physiologique, et un genre, qui est une abstraction (le genre, c'est simplement une abstraction humaine qui permet de classifier, que ce soit en taxonomie ou en grammaire). Ce que demandent simplement ces personnes, c'est qu'on ne limite pas les abstractions du genre à la physiologie, mais à ce qui est ressenti. Sincèrement, ça gène qui en quoi ? Et ça apporte quoi de les appeler des décérébrés ?