Zerosquare (./2124) :
Mais justement, beaucoup de gens qui manifestent bruyamment ne font objectivement pas partie des minorités, ni ne sont réellement opprimés. Regarde le pourcentage de SJWs qui sont des ados blancs, de classe moyenne, à qui leur parents ont payé des études à l'université. C'est exactement comme les fils/filles de petits bourgeois qui jouent à se prétendre anarchistes, ou la mode des gothiques/émos à une époque, ou les vegans écolos intégristes bien au chaud dans leur appart parisien : une forme de crise d'adolescence prolongée. Pour moi ça n'a rien à voir avec ceux qui souffrent réellement.
Yep, je suis d'accord. Mais c'est un comportement assez habituel et qui touche historiquement toutes les révolutions : elles ne sont que rarement le fait des classes les plus opprimées (qui n'ont pas les moyens de s'organiser ni de se structurer, puisque la pression subie est telle qu'elles n'ont d'autre choix pour s'en sortir que de serrer les dents), mais plutôt des classes intellectuelles supérieures qui (pour des raisons égoïstes ou pour des raisons altruistes) s'emparent de ce qu'elles considèrent comme étant une anormalité pour se battre contre. Puis on n'a pas non plus besoin d'être concerné pour avoir un idéal.
Cela dit, il y a bien à mes yeux un problème des SJW, dans le fait qu'en adoptant la posture qu'ils ont, ils peuvent porter préjudice à ceux ou celles qu'ils défendent, et ce sans s'en rendre compte. Le strip d'Un Odieux Connard est un peu exagéré, mais pas tant que ça : c'est souvent beaucoup de bruit et beaucoup de haine, alors que commencer par se dire "tiens, qu'est-ce que je pourrais déjà changer dans *mon* comportement pour que les idées que je défends soient portées par l'exemple ?".