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MeowcateLe 05/11/2018 à 11:28
Bumble, l’application de rencontres dopée par #metooLe Monde.frLe mouvement antiharcèlement a fait de la plate-forme de rencontres féministe un phénomène de société. Lancée fin 2014 par Whitney Wolfe Herd, elle est passée depuis 2017 de 22 à 40 millions d’inscrits.

Il y a quelque chose de triste dans cet article.
Bumble se voit comme une ruche. Sa couleur emblématique est le jaune, celui des abeilles (Bumble vient de bumblebee, « bourdon » en anglais). Et ambitionne de « redonner une place de pouvoir à la femme », décrit Whitney Wolfe, cela tout en « réparant les déséquilibres hommes-femmes ».
"Redonner une place de pouvoir à la femme". "Réparer les déséquilibres hommes-femmes". Et cela de quelle façon ? en laissant à la femme le droit de répondre suite à un like, pas à l'homme.
Ça n'a rien de nouveau, c'est sur ce principe qu'est né Adopte Un Mec. Mais le site ne se positionnait pas sur ce plan. Il y a, dans ces mots, l'idée que pour que la femme soit vue comme l'égale de l'homme, il faut qu'elle ait plus de pouvoir que l'homme.
Et ça, c'est triste.
C'est triste dans le sens où l'on considère que si les hommes peuvent aussi répondre les premiers, les femmes sont agressées parce que les hommes peuvent envoyer des messages incommodants. Dans l'idée où l'inverse n'est pas vraisemblable. Et que le fond du problème serait soit que les hommes agressent les femmes sur les réseaux, soit que les femmes n'agressent pas les hommes.