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NilOn the 2020-01-16 at 09:46am
Arvi89 (./6464) :
Et le fait que les mecs doivent payer ça se retrouve aussi dans la vraie vie, la plupart des filles que j'ai rencontré elle s'attendaient à ce que je paye leurs verres, elles ne proposaient pas de payer.
On n'a pas les mêmes contacts smile Dans mon entourage, les femmes voient très mal qu'un homme paye pour un verre ou un resto, justement parce que ça sous-entends qu'on les achète. Mais probablement parce que les personnes de mon entourage ont évolué sur ce sujet.
A1M est la plateforme que je connais le moins, j'admets (je pense avoir confondu avec Gleeden au niveau du modèle commercial). Cela dit, quand tu vois la page d'accueil, que voit-on ? "Elles sont dans la boutique". Finalement, il n'y a même pas de renversement de situation : on utilise encore et toujours les femmes pour attirer le chaland (et le slogan est là pour faire croire aux femmes qu'elles ne sont pas le produit commercial). Ça avait d'ailleurs été soulevé à l'époque par les associations féministes, qui s'étaient levées à la fois contre l'image de la marchandisation des hommes utilisée pour communiquer, et la réalité du site qui, au final, marchandait l'image des femmes pour attirer les hommes.

Godzil (./6468) :
Heu Nil, OKCupid n’as strictement rien à voir avec tinder et n’est ps un jeu de swipe j’aime ou j’aime pas. Tu peux contacter qui tu veux sans like mutuel.
Ben non. Tant que l'autre n'a pas liké ton profil, tu ne peux pas lui répondre, et tu n'es même pas notifié du message (sauf à passer sur le profil en question qui a changé de couleur). Sans version payante, tu ne sais même pas qui t'a liké.
Ça date d'il y a 3-4 ans ; peu avant, OkCupid avait même ajouté un mode swipe pour préparer cette modification. La grande différence avec Tinder est, effectivement, qu'on a accès à une liste de profils qu'on peut parcourir. Cette liste est semi exhaustive : elle ne montre (ce filtrage n'était pas présent il y a 3-4 ans, a priori) que les profils de personnes qui correspondent à ta recherche, mais aussi pour lesquelles tu corresponds à leur recherche. À noter qu'une faille mineure avait été trouvée à l'époque permettant de faire remonter tous les profils y compris ceux pour qui tu ne correspondais pas.

Brunni (./6465) :
A priori, quand on parle de marché, ça inclut tout. Tu as une offre et une demande et des "produits" pour répondre à différentes demandes. Je n'aime pas du tout cette, j'aurais pas dit objectification mais "produification" de l'humain, mais c'est ce que la vision libéraliste des relations a créé, et mon idée était d'exposer, pourquoi ça ne marche pas selon moi.
Sauf que, de ce que tu présentes, l'objectification ne va que dans un sens, puisque ne sont "vendus" que les profils féminins (et on n'a jamais vu ce qui est en rayon choisir qui va acheter).
C'est d'ailleurs intéressant, parce que je pense en y réfléchissant qu'on parle de deux choses, vu qu'il y a deux niveaux de marchandisation potentiels :
- D'une part, la marchandisation des femmes (qu'elle soit ou non due à une question d'offre et de demande [je pense pour ma part que ce n'est pas le cas, le nombre de femmes célibataires dans mon entourage qui n'arrivent pas à trouver quelqu'un de simplement respectueux, curieux, attentionné est assez hallucinant]).
- D'autre part la marchandisation de la mise en relation h/f ou, dans ce cas, il y a marchandisation tant des hommes que des femmes (on vend un produit aux hommes qui "doit" leur permettre de trouver l'âme sœur/un coup d'un soir/une relation/..., d'où certains abus ; on propose un produit aux femmes, qui servent alors de produit d'appel pour ce qui est vendu aux hommes, en échange de quoi on leur promet une certaine sélection/tranquillité). Mais même dans ce cas-là, c'est la femme qui est marchandisée in fine puisque ça finit par servir le point 1 (et le fait que ce soit gratuit pour les femmes et pas pour les hommes va totalement dans le sens de l'adage "si c'est gratuit, c'est que c'est toi le produit").

En outre, quand tu dis "quand on parle de marché, ça inclut tout" Tu as une offre et une demande et des "produits" pour répondre à différentes demandes. Je ne suis pas d'accord et ça a été abordé dans un autre topic : l'offre et la demande, ça se crée, ça se manipule, ça se conditionne. Il pourrait y avoir une offre inverse, qui pourrait créer une demande inverse, mais ça impliquerait une prise de risque que les commerçants en question ne veulent pas prendre : ils s'inscrivent dans un modèle qui leur est offert sur un plateau par la société.

Brunni (./6466) :
Des fois j'ai l'impression que tu observes quelque chose qui n'était valable qu'il y a 1-2 générations (et peut être que ça l'est toujours dans les villages, mais jamais pour longtemps). Les "biatch" de nos jours ont largement supplanté les comportements masculins toxiques des générations précédentes.
Fais le test : crée un profil h et un profil f sur n'importe quelle plateforme de rencontre (ou n'importe quel système de chat, ou même simplement sur Facebook, même si c'est plus long à se développer vu que FB a mis en place progressivement des mécanismes rendant de plus en plus difficiles les prises de contact de gens inconnus directement ou indirectement). Regarde quel profil reçoit le plus de sollicitations, et de quelle nature.
Et si tu veux aller jusqu'au bout, tu poursuis le test à l'étape supérieure (puisqu'il faut bien détecter s'il y a effectivement des comportement toxiques délibérés avec marchandisation des hommes) : prends 10 profils h depuis ton profil f et propose-leur de leur payer un restaurant de qualité sans frais juste pour une rencontre. Puis fait l'inverse. S'il y a une majorité de "biatch Reines" (x_x) tu devrais avoir plus de femmes qui devraient se jeter sur l'occasion. Mon petit doigt me dit que tu risques d'avoir des stats inverse...

Il y a peut-être quelques femmes qui jouent sur cette vague. Mais il y a énormément d'hommes (et même si c'est loin d'être tous les hommes, c'est la majorité de ceux qui sont en recherche active par le net) qui sont en mode "chasse" et qui tirent à l'aveugle (spam sans avoir lu les profils, harcèlement si tu réponds pas au bout de 5 minutes, etc.).

Brunni (./6467) :
Zerosquare (./6454) :
Godzil > c'est probablement vrai. Mais ça n'est pas incompatible avec ce que dit Brunni : de la même manière, les gens un peu connus se font souvent arrêter dans la rue, reçoivent des messages malveillants de déséquilibrés, etc. Les gens que personne ne regarde n'ont pas ce problème. Pourtant la majorité des premiers n'échangeraient pas leur place contre celle des seconds.
Aussi. Le comportement des hommes sur les sites de rencontre est un souci d'éducation avant tout je pense, le fait que la quasi totalité des hommes/femmes n'ont aucune idée de comment faire des rencontres, et que certains idéaux de société (films…) présentent l'homme "impulsif, extraverti et avec un leadership fort, quitte à froisser" comme une figure de réussite, ce qui fait que les femmes comme les hommes fantasment là-dessus (les hommes reproduisent, les femmes l’acceptent car normal).
Non, dans la rue, les personnes qui se font le plus emmerder dans la rue ce sont les femmes (si elles sont jeunes et jolies, c'est encore pire). Oh, bien sûr, les célébrités vont se faire interpeler, mais rarement en se frottant contre elles, ou en ayant un voisin de table au café qui va leur faire des clins d'œil insistants (et ce n'est pas que l'apanage des "wesh" ; ça fait aussi beaucoup marrer le technico-commercial de 50-60 ans après son boulot de sortir une saloperie l'air de rien à son collègue avec qui il rentre).
Après, oui, ce n'est pas une majorité, et il suffit de peu pour que ce soit insupportable (typiquement, même si 0,5% [ordre de grandeur bidon] des gens que tu rencontres vont avoir un comportement indélicat, c'est peanuts niveau stats, mais tu croises tellement de monde dans une journée que ça veut dire que tu vas en avoir 1, 2, 3, 10 dans ta journée... exactement comme pour les voitures et les cyclistes, histoire de digresser : même si t'as que peu de voitures qui te doublent dangereusement, il en suffit de 2 par jour sur le flot quotidien pour que t'en aies juste ras-le-bol).
D'ailleurs, et je te rejoins peut-être sur ce point, c'est (comme pour les voitures) un problème de puissance et d'abus de cette puissance. Les femmes auraient une puissance sociale avec une inversion des situations, je ne pense pas que ce serait mieux. Ce serait probablement très similaires. Mais il y a un déséquilibre dans la distribution h/f de cette puissance, dans toutes les classes sociales et à tous les niveaux. Du coup, le modèle du puissant est l'homme (et ça a tendance à se reproduire, sauf à lutter contre... et quand tu dis que ça a changé en 2 générations, c'est vrai, mais pas assez... et si ça a pu changer, c'est grâce à un travail épuisant d'hommes et de femmes [plus de femmes, cela dit] qui ont fait grincé des dents en luttant contre les injonctions silencieuses des habitudes patriarcales.

Brunni (./6467) :
* Une misère sexuelle, et une obligation de travailler, souvent qqch qu'ils n'aiment pas, pour tous les autres.
Il faudra qu'on reparle de "misère sexuelle" un jour. Parce que c'est un terme particulièrement dangereux. Misère affective, oui. Misère sexuelle... on a une machine à cash au bout de chaque bras pour avoir des crédits illimités (la misère sexuelle étant un des arguments les plus souvent utilisés par les violeurs pour justifier leur acte, que ce soit au sein du couple ou à l'extérieur ; et c'est une des justifications qui font que de nombreuses femmes vont accepter silencieusement des relations non consenties, tout particulièrement au sein du couple, de peur que leur homme ne soit en situation de misère sexuelle).

Brunni (./6467) :
Je sais pas mais moi j'aime considérer la majorité
Mais tout dépend de la majorité de quoi tu parles, en fait.
La majorité des h et des f vivent relativement bien et n'ont pas de souci.
La majorité des sites de rencontre objectifient les femmes et les utilisent comme un produit d'appel.
La majorité des comportements vulgaires ou violents entre h et f vient des h.
La majorité des personnes de pouvoir sont des h.