Yoshi Noir (./298) :
Le respect de la vie humaine, un dogme contraignant.
Y'avait la même chose dans le catholicisme tu sais (enfin en beaucoup mieux, par exemple les foetus n'étaient pas considérés comme de la matière que l'on peut balancer à la poubelle )
Mais tout comme le catholicisme c'est plus que ça, les
droits de l'homme c'est bien plus que ça également. La critique des droits de l'homme est naturellement aussi vielle que ce concept un peu brumeux; souvent ce sont les angles-morts, l'hypocrisie et les insuffisances qui sont critiqués, et quelques fois les fondements philosophiques eux-mêmes. En bref pour résumer je vois trois courants:
- Une critique contre-révolutionnaire, qui s'étale depuis le courant catholique ultraconservateur ( de Joseph de Maistre jusqu'à Maurras ) jusqu'à la Nouvelle Droite (Alain de Benoist, etc) en passant par les courants fascistes.
- Une critique de la gauche marxiste et de la gauche socialiste. (qui en critiquent surtout l'hypocrisie d'un point de vue pragmatique, en gros c'est: les droits de l'homme bourgeois de faire 3 renvoi en justice pendant que le pauvre exploité est déjà crevé de faim )
- Une critique anti-moderne: les anti-conformistes de l'entre-deux guerres, les ésotériques (J. Evola), la philosophie nietzschéenne et Heideggerienne..., jusqu'à un courant de gauche plus contemporain (en vrac: Michéa, Régis Debray, J. Ellul, etc.)
Évidemment j'ai schématisé vite-fait, en citant les auteurs les plus connus qui me passaient par la tête.
Et figure-toi qu'il y a de bons arguments, et que ça vaut le coup d'œil.
On peut par exemple commencer à s'interroger sur une ironie historique extraordinaire : l'humanité n'a jamais autant exploité, massacré, guerroyé et génocidé que depuis la proclamation des DDHEDC. D'ailleurs, le pays qui venaient de les déclarer allait génocider une partie de sa population dans la décennie même ! Et inventer la guerre
de masse grâce à la conscription, prélude à 165 années de boucheries intensives.