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MeowcateLe 18/10/2016 à 13:50
Bon sinon, pour le blackout en question :
http://www.lemonde.fr/international/article/2016/10/17/elections-americaines-que-revelent-les-courriels-d-hillary-clinton-devoiles-par-wikileaks_5015324_3210.html?xtmc=wikileaks&xtcr=2
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Quant à l'idée de Trump en tant que fou dangereux, il ne m'a pas l'air bien sain le garçon. Il s'embourbe au fur et à mesure des débats publics, attaque régulièrement des points de détails qui intéressent peu l'opinion, et constatant que sa côte baisse, commence à suggérer que les élections à venir pourraient être truquées. Il a même un chef de campagne ultraconservateur désormais, on dirait Sarkozy qui radicalise son discours pour récupérer les voix de l'extrême-droite.
C'est peut-être aussi ce qui occasionne ce vent en faveur de Hillary : en dépit des scandales, c'est une façon de "leader" de faire les choses, en tout cas c'est peut-être ainsi que le public le perçoit.
Je vais risquer un petit parallèle, mais j'aimerai autant que la conversation ne dérive pas : une partie des américains veut croire que ce sont ses leaders, politiques et économiques, qui ont causé le 11/9 pour servir leurs intérêts à l'aide de formidables moyens, plutôt que quelques extrémistes cachés dans des montagnes qui ont détourné des avions comme c'est arrivé de nombreuses fois par le passé. Même corrompus ou démoniaques, ce sont des leaders que les gens veulent à la tête et des guerriers capables de les défendre et d'attaquer. Les grands dirigeants dont se souvient l'Histoire ont souvent été de grands conquérants, que leurs conquêtes puissent avoir un sentiment de légitimité ou que ce furent des massacres. L'image d'Hillary en tant que va-t'en-guerre rassure peut-être davantage cette idée que Trump qui combat des moulins à vent et veut se fermer des conflits tout en songeant à l'arme nucléaire (c'est une menace protectrice, dans l'idée "on ne bougera pas de chez nous, mais n'essayez pas d'attaquer").
Sur un plan diplomatique global, effectivement, le choix pourrait être plus difficile à trancher. Mais ce ne sont que les américains qui peuvent voter ici. Peut-être que même si elle n'est pas le meilleur choix, Hillary rassure plus.

Quel bordel cette campagne, franchement. Avant on avait le premier président noir des États-Unis, et ça avait fait un grand barrouf. On va peut-être avoir la première présidente maintenant, mais personne ne semble le voir ainsi. Pourtant il y aurait de quoi en faire une idée d'avancée sociale des femmes politiques.
À moins que ce soit Merkel, ces dernières années, qui a entachée cette image à l'internationale.