veryLe 13/11/2008 à 20:43
Présenté comme le « principal mis en cause » dans la campagne de sabotages ayant visé la SNCF, Julien C. n’a rien de la caricature du squatter alternatif ou du marginal hirsute. Au contraire, cet ultra de 34 ans aurait pu avoir une vie sociale parfaitement intégrée s’il n’en vomissait pas les règles. Se réclamant de l’héritage d’Action directe, des Brigades rouges italiennes et d’un esprit libertaire post-soixante-huitard assez paranoïaque, ce fils de cadre supérieur a confortablement grandi à Paris où il a suivi ses études jusqu’à intégrer l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Fasciné par le romantisme de la clandestinité, le jeune intellectuel, taiseux au téléphone, vivotait reclus dans une ferme communautaire de Tarnac (Corrèze). Un mode de vie altermondialiste, qu’il mettait volontiers entre parenthèses lorsqu’il revenait sur Paris. Il y dispose d’un coquet appartement dans le XXe arrondissement, qu’il partage avec sa compagne. Âgée de 26 ans, cette dernière y a été interpellée lors du coup de filet. Le petit-bourgeois en rupture de ban — mais roulant en Mercedes — est connu pour violences et dégradations.