./192 > Oui... la déclaration de l'an I est de loin la plus révolutionnaire ; c'est aussi la plus longue et (à mon humble avis) la plus belle.En dehors de ce que j'ai cité, elle ajoute un autre article très important qui manquait cruellement (même si a priori c'est sous-entendu par le principe de liberté, ce n'est pas si clair que ça) à la première déclaration :
Article 18. - Tout homme peut engager ses services, son temps ; mais il ne peut se vendre, ni être vendu ; sa personne n'est pas une propriété aliénable. La loi ne reconnaît point de domesticité ; il ne peut exister qu'un engagement de soins et de reconnaissance, entre l'homme qui travaille et celui qui l'emploie.
Ce n'était pas vraiment une évidence à l'époque...Quant à la propriété, le dernier article de la déclaration de 89
Article 17. - La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n'est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l'exige évidemment, et sous la condition d'une juste et préalable indemnité.
est devenu plus sobrement
Article 19. - Nul ne peut être privé de la moindre portion de sa propriété sans son consentement, si ce n'est lorsque la nécessité publique légalement constatée l'exige, et sous la condition d'une juste et préalable indemnité.
Mais la pire, c'est la version édulcorée de l'an III

Edit : croisé (multiplement...)