Nil (./5940) :
Oui mais l'énergie qui disparait de notre stock d'énergie, ne va-t-elle pas alimenter de nouveaux stocks ?
Ce qui importe, ce n'est pas tant la quantité absolue d'énergie, que la différence entre énergie haute et énergie basse.
Prenons une machine thermique quelconque, par exemple une centrale nucléaire. Ca marche parce que d'un côté on a un objet avec beaucoup d'énergie (le coeur du réacteur, qui est
chaud), et un autre avec peu d'énergie (le fleuve, qui est
froid). L'énergie passe de l'un à l'autre : on réchauffe le fleuve avec le réacteur, et on refroidit le réacteur avec le fleuve, et c'est ce transfert d'énergie qui permet d'obtenir du travail (de l'électricité dans ce cas).
Mais la source froide est indispensable (souvent on n'y pense pas, parce que c'est la partie facile). Il faut avoir le point haut et le point bas, une source unique, aussi énergétique soit-elle, ne sert à rien.
Dans le modèle discuté plus haut, on pose pour faire simple que la source froide, c'est l'univers lui même, avec son rayonnement de fond (tout ça va devenir de plus en plus froid au fur et à mesure de l'expansion de l'univers, genre 0,00000000001 degrés kelvin... aujourd'hui la température de l'univers est 2,7K)
Ce que dit
grosso modo le second principe, c'est que l'énergie ne va pas former spontanément des stocks (c'est à dire passer toute seule de points bas à un point haut). Au contraire elle va inéluctablement se diluer (passer des points hauts au point bas, sans qu'on puisse l'en empêcher). L'univers devient de plus en plus homogène énergétiquement.
Sans suffisamment d'écarts énergétiques, plus rien ne bouge. Le défi pour une vie intelligente est donc de gérer sa source énergétique pour qu'elle reste légèrement au dessus de la température de l'univers (mais l'écart va s'amenuisant), et que ça dure un temps infini, et que l'utilisation de cette énergie donne un nombre infini de pensées...
(cross)