HippopotameLe 07/06/2007 à 20:02
C'était pour dire que cette histoire de couleurs me rappelle un truc marrant, qui est probablement une illustration qu'il y a dans le cerveau des contraintes et des choses hardcodées, et que du coup tous les hommes pensent de la même manière (et lisent de la même manière, et ont des processus mentaux semblables).
Toutes les langues du monde n'ont pas le même champ lexical de la couleur.
Il y a des langues qui ont seulement deux termes fondamentaux(*) pour désigner les couleurs : le noir (le foncé) et le blanc (le clair).
Il y a des langues qui ont trois termes fondamentaux. Dans ce cas il s'agit *toujours* du noir, du blanc et du rouge.
Il y a des langues qui ont quatre termes fondamentaux. Dans ce cas il s'agit du noir, du blanc, du rouge, et, à égalité, du vert ou du jaune.
Il y a des langues qui ont cinq termes fondamentaux. Dans ce cas il s'agit toujours du noir, du blanc, du rouge, du vert et du jaune.
Il y a des langues qui ont six termes fondamentaux. Dans ce cas il s'agit toujours du noir, du blanc, du rouge, du vert, du jaune et du bleu.
Il y a des langues qui ont sept termes fondamentaux. Dans ce cas il s'agit toujours du noir, du blanc, du rouge, du vert, du jaune, du bleu et du brun.
Pour les langues plus riches apparaissent ensuite le violet, l’orange, le rose et le gris.
(*) En français, "jaune" est un terme fondamental.
"Gris souris" n'est pas un terme fondamental (mot composé).
"Ocre" non plus (nom de matière).
Bref il semblerait qu'il y ait une hiérarchie universelle dans la perception des couleurs.