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NilLe 30/05/2009 à 11:01
GUNNM (./12766) :
Sinon, autant ce servir n'importe où: enlever un enfant dans une crèche, se cacher 2 ans, et paf, l'enfant est à toi.

La différence, c'est qu'il y a eu une procédure légale, encadrée (et une procédure d'adoption est longue et complexe), avec une décision de justice.
GUNNM (./12766) :
L'intérêt de l'enfant est-il de se faire enlever? Adopter?

L'intérêt de l'enfant est d'être dans un environnement sain et stable. Je ne remets pas en cause le père, mais l'environnement familial initial. La faute du père est d'ailleurs de ne pas avoir reconnu l'enfant immédiatement. Quant tu dis "aujourd'hui, les pères n'ont que le droit de verser une pension, c'est faux : aux yeux de la loi, et par une action volontaire de celui-ci, il n'était même pas le père de la petite.
GUNNM (./12766) :
Quelle aurait été la différence si l'enfant n'avait pas été de lui ?
C'est vrai, ça fait réfléchir. Mais il ne peut y avoir une règle générale qui déboute le père parce que c'est un père, plutôt qu' une mère ou un couple.

Ca pose une question beaucoup plus profonde : est-ce qu'on a le droit de ne plus être le père d'un enfant pendant un certain temps, puis de vouloir le redevenir à un moment donné ? (Car c'est bien ce qui se passe : il a refusé d'être le père pendant un certain temps et veut reprendre ce droit - mais la loi française le lui interdit ; pour le bien de l'enfant, le père a 4 mois pour se faire connaître, c'est pas pour rien... ). Bien entendu, ça n'est pas de la faute du père si sa femme a menti (et je ne suis même pas certain qu'on ait à blâmer cette femme, si elle a agi ainsi, elle devait être dans une réelle détresse psychologique). Mais ça pose la question de ce qu'est un père.