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The_CUrELe 11/04/2015 à 00:52
./42641> C'est un double problème, d'un côté c'est ultra-violent, de l'autre il fallait le consentement prélable du mourant + celui de ses proches, sachant le nombres d'organes qui peuvent être prélevés et sauver des vies...

Je suis plus que partagé.

C'est une effraction terrible qui va détruire le processus de deuil, et les dégâts psychologiques vont être monstrueux, ça trivialise même la vie pour en faire un simple usufruit de pièces moteur.
Et en même temps ça pourra aider du monde...

Autre point qui me fait penser contre. Ça réinstitue une forme de "République des médecins" ou une corpo a le premier et le dernier mot sur quelque chose qui ne relève pas de leur empire, mais de leur compétence au milieu d'un immense tissu de relations.
Ça replace le médecin (comme aux grandes heures du corporatisme médical) au centre de la sphère du patient, alors que le médecin est en vérité en périphérie.

Enfin, je n'aime pas cette idée de la vie pour la vie, il n'est peut-être pas indispensable de greffer tout le monde.

OUI JE SAIS "si ça devait t'arriver à toi ou ta famille tu serais ben content".

Pour ma famille? Joker. Je suis pas dans leur tête, et de la famille j'en ai si peu que je suis comme seul.
Pour moi? Vivre pour vivre très peu pour moi si ça n'a aucun sens, et je doute qu'apprendre qu'on m'a greffé une pièce détachée d'un mort comme on a récupéré une direction sur une carcasse pour mon ancien char me fasse plus apprécier d'être vivant.
Si l'organe n'est pas donné mais prélevé de force, ça veut dire aussi que ma vie a aussi peu de valeur que celle de la source.
Le terme don d'organe a un sens. Ce don est un acte qui fait sens, qui fait monde.
Ça? C'est vraiment trivialiser la vie comme la mort...