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ZerosquareLe 24/04/2019 à 23:32
"Un peu" ?

Dans un premier temps, à Libération le 14 avril, le patron des hôpitaux parisiens, Martin Hirsch, a d’abord juré que les données n’étaient pas nominatives. Il se serait agi, selon le patron de l’AP-HP, d ‘un simple fichier permettant de dresser un tableau clinique des blessures.

Puis après une deuxième fuite du Canard révélant que les fichiers contenaient bel et bien les noms de patients, l’assistance publique a changé son fusil d’épaule. Dans un communiqué du 20 avril, l’AP-HP, a reconnu l’existence de données nominatives, mais niant les données médicales, assurant que le SI-VIC était utilisé dans « le respect du secret médical ».

Dans un dernier communiqué en date, de ce mercredi 24 avril, l’AP tient cette fois une troisième version. Selon l’assistance publique, ce sont les soignants qui auraient mal compris les consignes. Reconnaissant que les onglets « commentaires » de l’application « ont pu être utilisés pour mentionner des éléments de nature médicale », l’AP admet désormais une pratique « inappropriée », mais certifie que cela n’a été le cas que « de façon marginale ».

Quand un mensonge n'est plus crédible, hop, on passe au suivant ; et bien sûr c'est toujours "une erreur involontaire" qui "n'affecte qu'une petite quantité de personnes". C'est exactement ce que font toutes les boîtes qui magouillent avec les données perso quand elles se font prendre la main dans le sac (dernier exemple en date : Facebook). Je peux même te prédire l'étape suivante : ils vont dire "on est vraiment désolés, mais on vous jure que le problème a été résolu, circulez y'a rien à voir".