zikzak (./62596) :
Note qu'en passant à 28h le salaire s'en trouve amoindri et donc la consommation d'autant, le but n'est pas de passer à 28h payées 35h dans ma vision des choses. Dans l'ensemble il faut revoir notre façon de produire et de consommer.
En ce qui me concerne tu vois c'est le contraire, j'ai rien contre maintenir le salaire si derrière on apprend à différencier achat et consommation.
D'un autre côté, si on regarde ça en keynésien (et souvent il ne se plante pas), les gens veulent épargner, donc si on assure une consommation sans pénurie et à des prix respectables (et je limite consommation à l'alimentation et aux produits d'hygiène ici), on va passer du gaspillage à une limitation et à l'épargne. Mais ça veut dire aussi revenir à l'instruction et à l'éducation sensées (donc faut se calmer avec la propagande verte disséminée à l'école, qui sert en fait à ouvrir des business aux industriels du recyclage).
Il y a une reprise en main du quotidien à faire, on l'a laissé aux pubs et ça ne doit pas durer.
C'est une phrase de Jaime Semprun dans "L'abîme déborde": la question n'est pas seulement "quel monde laisserons-nous à nos enfants" mais aussi "à quels enfants laisserons-nous ce monde?"
Folco tu caricatures. Est-ce qu'on peut parler de misère quand certes on n'a pas des millions dans le compte en banque mais on ne manque quand même de rien?
À court et moyen terme je vois ce que tu veux dire et la transition sera douloureuse oui.
Sachant qu'on n'a plus besoin de cesdits millions, sachant qu'on aurait un État qui fait enfin son taff (don oui on n'est plus dans la V° ni le capitalisme).