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melbouLe 03/07/2026 à 14:53
Comme je le disais, il y a eu des accusations dans tous les sens au début sans aucune preuve.
Tes articles montrent exactement ça:

https://www.lemonde.fr/international/article/2022/09/28/explosions-visant-les-gazoducs-nord-stream-1-et-2-la-piste-du-sabotage-privilegiee_6143464_3210.html
Mykhaïlo Podoliak, l’un des conseillers du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a immédiatement accusé Vladimir Poutine d’« une attaque terroriste planifiée »
le Kremlin, qui s’est dit au contraire « extrêmement préoccupé » par l’accident, estimant à son tour qu’il ne fallait exclure « aucune » hypothèse, y compris celle d’un sabotage.
Dans un tweet publié mardi soir, le député européen et ancien ministre des affaires étrangères et de la défense de Pologne, Radoslaw Sikorski, a de son côté remercié les Etats-Unis pour la destruction des gazoducs, sans apporter de preuves à son affirmation.

https://www.theguardian.com/business/2022/sep/27/nord-stream-1-2-pipelines-leak-baltic-sabotage-fears
Amid the claims of sabotage, suspicion immediately turned to potential culprits – with fingers pointed at Russia, whose pipelines were hit, suggesting a further weaponisation of energy supplies to Europe in the midst of the conflict in Ukraine. Not least it was seen as a possible message about the vulnerability of other marine gas infrastructure.
“There are some indications that it is deliberate damage. You have to ask: Who would profit?” one European security source told Reuters.
Poland’s foreign minister was more forthright, suggesting that the damage could be an act of provocation on behalf of the Kremlin.
A senior Ukrainian official also called it a Russian attack to destabilise Europe, without giving proof.
British sources said they believed it may not be possible to determine what occurred with certainty.

https://unwall.app/www.lefigaro.fr/international/guerre-en-ukraine-la-russie-n-a-t-elle-vraiment-aucun-interet-a-saboter-les-gazoducs-nord-stream-20220929
Objet de tous les soupçons, Moscou juge «stupide et absurde» d'être accusé et a réclamé une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU.
Les soupçons se sont immédiatement portés sur la Russie, qui est l'un des rares pays, avec les États-Unis, à pouvoir effectuer une telle opération.
Moscou a balayé ces accusations, estimant qu'elle « subit un grave préjudice économique du fait de ces actes ». La Russie réclame en urgence une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU, fixée vendredi. Jeudi, le Kremlin a également dénoncé un « acte terroriste » impliquant un « État » étranger, après avoir pointé les États-Unis, qui ont, eux, fustigé une nouvelle opération de « désinformation ».
« Il y a d'autres moyens de montrer que la Russie est dans une logique d'escalade avant d'utiliser le nucléaire , et le sabotage des gazoducs pourrait en faire partie », souligne Igor Delanoë, directeur de l'Observatoire franco-russe à Moscou. Mais pour s'inscrire dans une telle logique, « il faudrait que cet acte soit revendiqué, sinon l'intérêt s'envole ». Or, la Russie semble mettre tout en œuvre pour être lavée de tous soupçons.

Si l'on reste dans cette logique d'escalade, le sabotage de Nord Stream 1 et 2 pourrait sonner comme un avertissement aux alliés de l'Ukraine : la Russie est capable de s'en prendre à d'autres gazoducs, et même aux câbles sous-marins, qui acheminent la plupart des télécommunications mondiales, et elle le prouve. « Les Russes connaissent les emplacements. Ils rôdent depuis plusieurs années autour de ces zones et ils ont les capacités de le faire. Quand on est prêt à détruire ses propres gazoducs, rien n'interdit d'imaginer qu'on peut s'en prendre à d'autres infrastructures », estime Igor Delanoë. Mais la Russie n'a pas besoin de « prouver » de quoi elle est capable, assure le spécialiste.

Autre hypothèse peu plausible : la Russie pourrait se servir de ce prétexte pour accroître sa présence en Baltique. Mais, là encore, « ils n'ont pas besoin de cela et peuvent tout à fait faire transiter des bateaux avec des missiles Kalibr dans la logique d'escalade dans laquelle on se trouve », tranche Igor Delanoë.
En revanche, d'autres hypothèses sont à prendre plus au sérieux. Depuis le début du mois de septembre, les réservoirs de gaz russes sont quasiment à pleine capacité de stockage, du fait que le pays exporte beaucoup moins. Or, stopper la production a un coût exorbitant et le torchage serait un gaspillage également très coûteux de ressources. « Saboter les gazoducs permettrait à Moscou de se débarrasser rapidement du gaz en surplus, tout en produisant un effet stratégique », avance Édouard Jolly, chercheur à l'Irsem en théorie des conflits armés.
Et si les coupables étaient les Américains ?

Si tout semble désigner la Russie comme le coupable idéal, il ne faut pas non plus écarter trop vite l'option américaine. « Ils n'ont jamais digéré ces gazoducs et Trump était très remonté contre le Nord Stream 2 », rappelle Igor Delanoë. « Ce sabotage permettrait d'augmenter la dépendance européenne aux États-Unis », abonde Edouard Jolly. Une déclaration de Joe Biden, prononcée deux semaines avant le début de la guerre en Ukraine, a d'ailleurs enflammé les réseaux sociaux et réveillé les théories complotistes. « Si la Russie envahit (l'Ukraine), alors il n'y aura plus de Nord Stream 2. Nous y mettrons fin », avait martelé le président.

https://www.sudouest.fr/economie/energie/les-gazoducs-russes-nord-stream-touches-par-des-fuites-inexpliquees-soupcons-de-sabotage-12405634.php
Le Kremlin s’est dit « extrêmement préoccupé », estimant qu’il ne fallait exclure « aucune » hypothèse, y compris celle d’un sabotage.
Copenhague a estimé mardi soir que les fuites sont dues à des « actes délibérés » et « pas à un accident », a affirmé la Première ministre danoise Mette Frederiksen.
Kiev a de son côté dénoncé « une attaque terroriste planifiée » par Moscou « contre l’Union européenne ». « La fuite de gaz à grande échelle de Nord Stream 1 n’est rien de plus qu’une attaque terroriste planifiée par la Russie et un acte d’agression contre l’Union européenne », a affirmé sur Twitter le conseiller de la présidence ukrainienne, Mykhailo Podoliak.

Donc ces articles publiés juste après le sabotage montrent ce sont les ukrainiens qui ont tout de suite accusés les russes, pas les européens. Que l'hypothèse russe était prise au sérieux mais qu'elle n'était pas présentée comme certaine. Que les américains étaient envisagés aussi. [Plus tard même les anglais ont été accusés].
Le plus étonnant est l'absence des ukrainiens parmi les accusés sur le moment. A la lecture des articles, j'ai l'impression qu'ils n'étaient pas jugés capables de cette opération.

Mais déjà à l'époque le flou était plus vaste:
Fuites des gazoducs Nord Stream, les différentes hypothèses de sabotagerts.chLa thèse du "sabotage" est hautement privilégiée pour expliquer les fuites spectaculaires des gazoducs Nord Stream I et II, une opération certes complexe mais nullement hors de portée d'une armée compétente. Et elles sont nombreuses dans la zone.

Les chancelleries pointent du doigt Moscou qui, elle-même, n'exclut "aucune hypothèse" et rappelle que le gaz qui s'échappe des gazoducs lui appartient.

"La mer Baltique est confinée et peu profonde et chaque mouvement ou presque est traqué et observé par les Etats du littoral et leurs navires", relève Julian Pawlak, de l'université Helmut Schmidt de Hambourg. "Navires et sous-marins sont capables d'y déployer des plongeurs de combat en cachette" et autres véhicules sous-marins guidés à distance.

Rien n'est impossible pour une armée rompue à l'art des opérations clandestines.

"Ca s'appelle une opération spéciale navale. Ce n'est pas facile mais ça se fait", résume la source militaire française. "Cela ressemble à quelque chose de bien coordonné et bien préparé". Il faudra peut-être du temps pour que la vérité émerge de façon crédible. Certains analystes observent à cet égard que le flou profite à beaucoup d'acteurs.
Mais alors qui?

"Reste à savoir qui a la paternité de l'opération", ajoute cette source militaire. "D'autres pays ont intérêt à ce que le pipe ne puisse plus jamais fonctionner."

De fait, les adversaires de Nord Stream 2 sont nombreux depuis des années, Etats-Unis en tête. Le 7 février dernier, peu avant l'invasion russe en Ukraine, le président américain Joe Biden avait évoqué la possibilité d'y "mettre fin".

C'est en mars 2023 que le New York Times va citer que le renseignement américain pense à des adversaires de Poutine et que les premiers soupçons sur l'Ukraine commencent. En mai 2023 ça commence à être une forte hypothèse: https://www.tf1info.fr/international/guerre-en-ukraine-russie-sabotage-des-gazoducs-nord-stream-de-nouvelles-pistes-semblent-mener-a-l-ukraine-2258380.html
De nouvelles pistes semblent mener à l'Ukraine dans l'enquête sur le sabotage des deux gazoducs Nord Stream reliant la Russie à l'Allemagne. Ce vendredi 26 mai, l’hebdomadaire allemand "Der Spiegel "a rapporté que les investigations policières se concentraient notamment sur un voilier, l'"Andromède", susceptible d'avoir servi au transport des explosifs utilisés pour le sabotage en septembre 2022 en mer Baltique. Les métadonnées d'un mail envoyé lors de la location du voilier mèneraient en effet à l'Ukraine.

Donc pour résumer, au début tout le monde spécule, l'Ukraine passe entre les gouttes car on pense l'opération comme compliquée, puis l'enquête tourne vers l'Ukraine dès 6 mois plus tard.