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NilOn the 2011-04-20 at 11:51am
J'apprécie le "rarement" ^^. (cross)
Cela dit, je me pose la question de la définition de la "morale" humaine. J'ai plutôt l'impression qu'on appelle "morale" ou "éthique" ou "conscience" des concepts très primaires, mais qui sont rendus (par la situation complexe de nos échanges sociaux) tellement difficiles à appréhender qu'on est obligé de leur donner des définitions métaphysiques. Au final, on cherche essentiellement deux choses : sa propre survie (à laquelle on a ajouté la notion de plaisir, qui est un dérivé de l'évolution et de l'apparition d'un centre nerveux central, particulièrement développé chez les vertébrés) et la survie de sa descendance (donc en essayant de préparer au mieux celle-ci). Tout le reste n'est que détail(s) sur la façon d'y arriver et le point de vue qu'il nous est donné d'avoir sur la société pour la définir.
Notre cerveau et notre constitution physique n'ont pas beaucoup évolués depuis des dizaines de milliers d'années (voire pas du tout évolué, si l'on excepte les évolutions liées à notre mode de vie, à savoir l'alimentation et l'hygiène, qui ont une influence principalement sur deux facteurs : la taille globale de l'être humain et sa durée de vie). La morale et l'éthique sont des choses qui se sont développés dans des contextes où le rapport physique au monde ne suffisait plus à se défendre et à être le/la meilleur/e pour se reproduire avec le/la meilleur/e. Il a donc fallu construire de nouveaux processus sélectifs, qui ont naturellement trouvés des raisons d'être dans des contextes sociaux de plus en plus ramifiés (densification de la population, impact de l'homme dans son environnement, organisation hiérarchique des sociétés...). Ca va d'ailleurs dans le sens, si je ne m'abuse, de la réflexion d'Hippo sur la démarcation entre sélection génétique/sélection mémétique...