Pour un point de vue neutre :
Créée en 1999, l'association française Kokopelli distribue des semences issues de l'agriculture biologique et biodynamique.
À la suite de dispositions législatives nouvelles, elle a pris la suite de « Terre de Semences » qui œuvrait depuis 1994 pour préserver la biodiversité semencière et potagère.
Le 9 décembre 2005, le semencier Baumaux a assigné à comparaître Kokopelli pour les raisons suivantes :
* vente de variétés « éventuellement dangereuses » qui n’apparaissent pas au catalogue officiel du GNIS. (Ce sont des variétés potagères traditionnelles en voie de disparition. Il faut savoir que l'homologation est une démarche coûteuse),
* distribution à des jardiniers amateurs de plantes susceptibles de se développer sur un continent qui n’est pas le leur, sans aucun contrôle des autorités nationales.
En réaction à ce procès, Kokopelli qui au départ n'est pas une société commerciale et qui a vocation, avec ses partenaires jardiniers et institutionnels (comme la Mairie de Paris) à préserver la biodiversité (comme le préconisent les instances internationales) a lancé une pétition auprès du public en réaffirmant le sens écologique et l'intérêt public de sa démarche, notamment pour préserver l'avenir.
Un jugement du tribunal d'Alès du 14 mars 2006, a relaxé l'association Kokopelli qui œuvre pour le maintien et la promotion de la biodiversité cultivée et culturelle. Ses engagements lui avaient valu d'être traînée devant le tribunal pour « commerce de semences non inscrites ». Le tribunal a débouté l' État, du fait qu'il ne respecte pas les lois notamment européennes.