SallyLe 21/10/2006 à 12:49
euh pour moi il n'y a jamais de sujet extérieur sous-entendu, ce serait bizarre : je ne vois pas comment on serait censé deviner quel est le sujet ; je vois plutôt ça comme ceci :
[une fois] vues les conséquences de la fermeture, on peut... (vues est un adjectif)
[ayant] vu les conséquences de la fermeture, on peut... (vu est le participe passé conjugué avec l'auxiliaire avoir sous-entendu)
(je ne sais pas pourquoi je n'ai pas écrit ça comme ça tout à l'heure, je ne devais pas être encore bien réveillé ^^)
C'est pour ça que je dis que la deuxième tournure est totalement justifiée dans le cas d'un texte réglementaire par exemple : [ayant] vu la loi machin, le ministre décrète blabla ; mais que dans le cas d'une tournure impersonnelle (ou qui n'a pas le bon sujet) c'est beaucoup moins évident. En effet si tu écris :
« ayant vu les conséquences de la fermeture, naPO peut être slappé. »
Cela signifie qu'on peut slapper naPO parce qu'il a vu lui-même les conséquences de la fermeture. Le sens est donc complètement différent de :
« une fois vues les conséquences de la fermeture, naPO peut-être slappé. »
qui signifie que dès lors que les conséquences ont été vues (on ne précise pas par qui), on peut slapper naPO.
Je ne dis pas que la tournure avec « vu » correspond vraiment à l'ellipse de « une fois », hein (surtout que ce serait plus naturel de placer l'adjectif après le groupe nominal que le contraire, dans ce cas, il me semble ; mais bon on peut très bien dire que c'est justement à cause de l'ellipse qu'il y a une inversion : on ne peut pas attaquer directement par « les conséquences... »). Je dis simplement que dès lors que le sujet de l'action de voir n'est pas précisé, il me semble naturel de rapprocher cette tournure d'un passif et donc d'accorder. Je ne crois pas trop au sujet sous-entendu ^^