Xerus :
Nil:
Et tu fais comment pour différencier un "bon" d'un "mauvais" ?
Je pense que la différenciation peut se faire entre celui qui a un casier judiciaire et celui qui ne l'a pas, entre celui qui a réussi ses études avec diplômes en poche et celui qui se retrouve sans rien, ce dernier aura moins la chance de pouvoir se former sur un job.
Pour ceux qui ont fait un BEP ou un BAC pro en ayant échoué, ce serait une dernière chance pour réussir dans le job qu'il avait choisi et gagner un peu d'expérience, c'est toujours bon à mettre sur un CV.
Mais je ne dis pas que c'est une mesure qui ne peut pas poser de problème.
Ben justement c'est là le problème, tu veux donner un rôle à l'armée qui n'est pas le sien. Là, concrètement, tu es en train de réinventer les camps de redressement (en version XXIème siècle, c'est à dire bien plus politiquement correct que ce qui se faisait avant)... Je ne sais pas si c'est une bonne ou une mauvaise chose (comme j'ai déjà dit, on risque de se retrouver avec un rejet encore plus grand de l'autorité en en ressortant), mais je ne pense pas que ça soit à l'armée de gérer ça (ou en tout cas pas dans le cadre d'un *service* militaire).
Concrètement, voici ce que je vois dans l'idée de service militaire :
- On fait un service militaire pour tous, sauf qu'une majorité de personnes vont s'y faire chier, et coûter de l'argent pour rien au contribuable.
- On fait un service militaire sélectif, et on risque de transformer le service militaire en camps de redressements, avec ce que ça peut impliquer de mauvais côtés (ceux qui en ressortent ont appris à casser encore mieux, à se défendre, à manipuler une arme...). D'autant que j'imagine la tête de celui qui est retenu pour le "service"... c'est une forme d'échec, et on va se retrouver avec à nouveau une frange de la population qui ne va pas comprendre pourquoi on les "punit" encore plus.
Je veux bien admettre une concession à ma vision du service civil : la possibilité d'intégrer un corps d'armée (mais ça ne serait pas la solution par défaut, plutôt un choix). C'est vrai qu'à ce moment là la notion de "civil" ne prend plus son sens d'opposition à militaire, mais bien de service pour les civils.