vince (./238) :
./235 j'avais bien compris que ce n'était pas ce que tu disais mais ./233 n'est pas tant dans le faux que ça... d'autre part, je découvre pour les intermittants du spectacle... enfin, pour ce qui est de consulter au préalable, cf les défauts de l'opposition (historiquement, comprendre peu importe son bord) en france est de rejeter en blocles idées qui viennent d'en face et que de ce fait, le dialogue préalable n'apporterait ptet pas grand chose de plus, à moins de vraiment consulter les 'couches basses' (ie pas les partis ni les syndicats mais les gens concernés directement) par référendum (comme en suisse par exemple) mais il se peut que nos dirigeants (démonstration rapportée par hippo avec l'histoire des grandes écoles toussa) ignorent qu'elle existent (sous leur forme réelle en tous cas)
Hmmm c'est très compliqué, l'histoire des intermittents, tout simplement qu'il n'existe pas de partenaires sociaux aptes à les représenter (j'en avais déjà parlé dans un autre topic... en 1966, lors de la reconnaissance des partenaires sociaux représentants le patronat d'un côté et les employés d'un autre, les intermittents du spectacle sont totalement mis de côté. Résultat, il n'existe à ce jour aucun syndicat officiel pouvant les représenter dans la complexité de leur statut).
Je ne vais par épiloguer sur le problème, mais la vie d'intermittent, pour la quasi intégralité de ceux-ci (on va dire environ 98

, est très difficile. Absolument aucune sécurité d'emploi, on est dans un système qui se rapproche pas mal de celui des missions d'intérim, sauf qu'un intermittent ne va pas travailler uniquement sur ses périodes de production mais aussi et surtout sur les périodes de préparation, pendant lesquelles il ne reçoit absolument rien (un spectacle est vendu dans la quasi-totalité des cas après avoir été préparé, et même parfois uniquement après avoir été déjà produit auparavant).
Il faut ensuite séparer deux sortes d'intermittents... il y a les vrais intermittents, qui ne font que ça (et qui ont un régime de retraite vraiment misérable), dont l'intégralité des revenus vient de leurs prestations. Et il y a ensuite les intermittents intermittents (

) qui ont un emploi stable par ailleurs et qui peuvent être amenés à cachetoner de façon plus régulière (c'est mon cas environ 2 fois par an). Si le quota horaire est inférieur à celui qui permet d'ouvrir les droits du statut d'intermittent (cotisation retraite, droits sécu...) ça revient à un apport financier sans suite, un "petit bonus", on va dire (à déclarer comme un revenu normal, hein).
Ce statut est assez embêtant, car il touche une frange de population qui passera sa vie à avoir des revenus précaires, mais il est très intéressant pour l'état de rabaisser le niveau de celui-ci étant donné le nombre effarant d'intermittents engagés dans le public (certains membres du personnel de l'ensemble des théâtres, opéras, orchestres publics... mais aussi et surtout France Télévision et Radio France). D'autant plus que les adeptes de la "culture commerciale" n'ont strictement rien à faire de l'aspect créatif (certains compositeurs peuvent mettre une à plusieurs années pour composer une oeuvre intense, dense et qui pourra peut-être être l'oeuvre de référence d'aujourd'hui pour demain, mais comme la musique contemporaine ne fait pas vendre, "ça ne sert à rien"), donc dès qu'un gouvernement décide de se rapprocher des commerciaux, on a un problème de compréhension des "objectifs artistiques".