3353Fermer3355
damnvoidLe 24/04/2007 à 17:27
Prehisto (./3339) :
Un exemple, "Ségolène Royal veut investir massivement dans la recherche et l'éducation. Elle propose de limiter le nombre d'élèves par classe" [si ma mémoire est bonne, il s'agit des classes de CP et CE1, dont le nombre serait porté à 17 élèves maximum]. Ceci pour réduire le taux d'analphabètes. Ca coûte cher (création de nouvelles classes, embauche de nouveaux professeurs etc...), et est-ce que c'est réellement efficace ? Beaucoup (la majorité) d'élèves sortent du primaire de classes à 25, en sachant lire, écrire, et compter. Est ce que le problème vient du nombre ?

9% des personnes ayant été scolarisées en France sont dans une situation proche de l'illettrisme. C'est une forte minorité, et il faut absolument y trouver un remède. La diminution des effectifs dans les petites classes, en favorisant le soutien personnalisé aux élèves en difficulté (évidemment, le professeur peut passer 50% de tps en plus avec chaque eleve en passant de 25 élèves à 17, c'est mathématique), me parait une bonne solution. Ca coute de l'argent, c'est sur, mais c'est un bon investissement, car le gain est direct en terme de nombre de personnes éduquées, donc productives.
Flanker (./3340) :
Je m'interroge également sur la pertinence de prépas en banlieue...
Prehisto (./3342) :
Mieux vaut réhausser le niveau des lycées de banlieue pour permettre aux éleves d'acceder aux prépas déjà existantes !

(je réponds aux deux à la fois).
Pour de nombreux élèves de banlieue, le périph est vu comme quelque chose d'absolument infranchissable. « Moi, étudier à Paris ? Vous devez rêver ». Et ce, même pour les élèves tout à fait capables. Sans compter que venir étudier à Paris entraine des pertes de temps dans les transports, des dépenses plus élevées, etc ...
D'autre part, la prépa parisienne, si lointaine dans l'imaginaire des jeunes banlieusards, est vue comme un sanctuaire prodiguant un enseignement terriblement difficile et sélectif. Voire même, elle n'est tout simplement pas connue (ce ne sont pas deux heures de réunion d'orientation qui suffisent à familiariser des élèves avec les perspectives d'avenir). Alors que pour l'élève d'un lycée du quartier latin, à 5 minutes des grandes prépas (voire même qui cotoie quotidiennement des élèves de prépa), ce débouché est une réalité concrète. Installer des prépas en banlieue serait un bon moyen d'encourager les jeunes de ces endroits à être plus ambitieux dans leurs choix d'études.