Flanker (./3344) :
banlieue, entre autres... pour un banlieusard, c'est franchement beaucoup moins difficile d'aller à Paris qu'un provincial d'aller dans une grande ville...
Bon, déjà, on parle des ZEP, hein, donc c'est banlieue vs province mais plutot zone défavorisée vs zone normale. De plus les provinciaux peuvent se faire aider par les lycées dans lesquels ils sont pris, ou par leurs collectivités locales, pour obtenir des places en foyer et des bourses. Pour les banlieusards, ce n'est pas le même problème, il s'agit juste de montrer que les prépas, ce n'est pas quelque chose de mythique, ça existe vraiment, et même dans sa ville, et que les taupins ne sont pas des superhéros.
De plus, y a nouvelles prépas... il faut former les profs et les payer, payer les bâtiments, les livres, les colleurs, ... un élève de prépa coûte beaucoup beaucoup plus cher qu'un élève de fac...
Justement, on ne dépense pas assez pour les élèves de fac. L'état américain dépense 4 fois plus que l'état français pour un élève de fac, pourtant les USA ne sont pas des fans de l'intervention étatique ...
Accessoirement, il y a déjà de la place pour 17 000 élèves en prépa (vu que c'était leur nombre en 2003), comment veux-tu augmenter leur nombre sans baisser le niveau et sans nouvelles écoles à leurs proposer ?
Bah, évidemment, l'idéal serait de déplacer (staff compris) HIV, LLG et les autres de Paris vers la banlieue. Mais bon, ça passerait pas, donc il vaut mieux en créer de nouvelles. Si le nombre d'élèves en prépa augmente, le nombre de places dans les écoles augmentera légèrement aussi, c'est pas si compliqué.
À mon avis, c'est beaucoup plus intelligent de 1) donner des bourses plus élevées aux moins riches pour qu'ils puissent aller en internat dans les prépas déjà existantes
Le problème est qu'ils ne s'en sentent pas capables, voire même ne savent pas que ça existe, et s'auto-disqualifient.