Nil (./3637) :
Et je trouve les journalistes encore plus pitoyables... Ils ont quel rôle, sincèrement ? Un système de temporisation comme aux échecs serait plus utile. Jamais ils ne vont reprendre les candidats, jamais ils ne les corrigent lorsqu'ils sont en tort... c'est affligeant (et j'ai de la peine pour eux).
Tradition française ( le débat du second tour s'est toujours passé comme ça depuis 74. ) d'une part, de l'autre je ne vois aucune justification – et aucune légitimité ! – à instituer le journaliste comme 'autorité' alors qu'il s'agit d'un débat entre 2 candidats populaires devant le peuple. (et non une émission particulière, ou un thème donné. )
Les gens sont assez grands pour vérifier les 'précisions' eux-mêmes, et n'ont pas voté pour entendre un journaliste. (pour entendre ou écouter des journalistes donner leur avis, la presse le fait déjà normalement, –et pas grand monde lit/regarde– )
Donc bien d'accords qu'ils ne servent à rien (sinon à décorer, rassurer, donner la parole. ), mais je trouve que c'est bien normal..
Pour la nuillisimité (

) du débat, je l'ai trouvé assez représentatif de la campagne – novlangue ségolènienne vs style concret propre du sarkoshow –, et pas bien plus nullisime que ce qu'on a déjà eu auparavant. (en gros: oui c'est nul mais bon on le savait d'avance. )
Il ne peuvent faire un débat constructif, chacun devant, à ce moment de la campagne, soutenir coute que coute son projet et candidature et éventuellement taper sur l'autre.
Le but n'est pas vraiment de faire un débat constructif d'idée, juste de montrer côte à côte au peuple deux ''solutions'' différentes. ( et deux caractères différents aussi. )