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NilLe 01/02/2007 à 13:27
Bon, je ne vais pas me répéter, donc je copie/colle ma réponse à une nouvelle du blog de DoubleP (ça reprenait aussi des éléments d'une de mes réponses faites sur le blog de Souane) :
ême si tout ça part d'un bon sentiment...
Ca a déjà été indiqué, mais ça risque de poser de nombreux problèmes.
Une baisse sensible d'énergie pendant cinq minutes va aboutir au relevage des barres de contrôle des centrales nucléaires (qui permettent de réguler la fission). Le retrait et la remise en place de ces barres se fait relativement lentement. Si jamais l'action est suivie par un nombre conséquent de gens, lorsque tout le monde va remettre ses appareils électriques en route, il n'y aura pas assez de temps pour rétablir la situation de façon correcte au niveau des centrales électriques. On va donc se retrouver avec une demande aux centrales qui peuvent générer de l'énergie sans latence. A savoir celles basées sur les énergies fossiles (vous savez, celles qui ne dégagent pas du tout de CO2, qui ne sont pas du tout polluantes...) et sur les énergies hydroélectriques (vous savez, celles qui n'ont absolument aucun impact sur l'écosystème de nos reliefs).
En outre, si ces centrales se retrouvent avec une demande trop importante, il est aussi possible qu'elles ne puissent répondre à ladite demande (même si j'en doute un peu, a priori de nombreuses demandes ont été faites pour que cette opération ne soit pas suivie). On se retrouverait donc avec un épuisement du système, d'où le black-out total. Ca serait la pire des situations, car même si les centres critiques disposent de générateurs alternatifs (fonctionnant aux énergies fossiles, toujours pas polluantes, hein embarrassed), nombreuses sont les activités nécessitant une alimentation énergétique continue (restaurants, supermarchés, éleveurs pour tout ce qui est produits frais, certains soins à domicile...)
Avant de prendre une telle décision, même "pour s'amuser à foutre la merde, ils verront bien !", imaginez le gâchis que serait jeter des tonnes de produits frais dont la chaîne du froid serait rompue...

Bien entendu, polluer c'est mal (même si c'est loin d'être l'unique raison au réchauffement climatique... on oublie trop facilement qu'il y a 2500 ans, les mers étaient bien plus hautes qu'aujourd'hui et - par exemple - que Montpellier était à moins de 4 km des eaux alors qu'aujourd'hui quelques dizaines de kilomètres séparent la ville de la mer.
La pollution a des impacts au moins aussi importants - mais qui sont moins médiatisés aujourd'hui - sur la santé : stérilité, cancers, autres maladies directement liées aux rejets (pollution chimique et énergétique). Il faut se préoccuper de tout ça, mais de façon rationnelle et intelligente. Réagir à cette demande reviendrait à avoir un comportement aveugle et à se dire qu'on a fait quelque chose de bien alors qu'il s'agit d'un travail qui doit se faire sur la durée.