Martial Demolins (./161) :
Pas un peu trop tard tu crois? Aller arrête, tu fais de la mauvaise foi là.
Et qui a laissé pisser à toutes les entorses au traité de Versailles?
Pas de mauvaise foi.
Je peux citer De Gaulle dans ses mémoires :
Dans le grand trouble qui agitait, alors, la nation et que la politique encadrait dans une combianiason électorale et parlementaire intitulée : front populaire, il y avait, me semblait-il, l'élément psychologique qui permettait de rompre avec la passivité. Il n'était pas inconcevable qu'en présence du national-socialisme triomphant à Berlin, du fascisme régnant à Rome, du phalangisme approcghant de Madrid, la République Française voulût, tout à la fois, transformer sa structure sociale et réformer sa force militaire. Au mois d'octobre, Léon Blum, président du Conseil, m'invita à venir le voir. Il se trouva que notre entretien eut lieu l'après-midi même du jour où le roi des Belges avait déclaré mettre fin à l'alliance avec le France et l'Angleterre. Le roi alléguait que, si son pays était attaqué par l'Allemagne, cette alliance ne le protègerait pas. "En effet, proclamait-il, étant donné les possibilités des forces mécaniques modernes, nous serions seuls, en tout état de cause."Avec chaleur, Léon Blum m'assura de l'intérêt qu'il portait à mes idées. "Pourtant, lui dis-je, vous les avez combattues." - "On change d'optique, répondit-il, quand on devient chef du gouvernement."[...]
On doit aussi pouvoir citer la nette augmentation des crédits de la défense.
L'erreur du front populaire, comme du gouvernement qui l'a suivi, ce n'est pas d'avoir négligé le problème. C'est de ne pas avoir eu la force de donner un coup de balai dans l'armée, qui était dominée par des stratégies inadaptées.