Martial Demolins (./138) :
Encore une fois, ça s'applique dans un cas donné, ça a un sens donné.
Justement, les gestes de Jésus ont une portée et une symbolique qui va au-delà de l'acte lui-même. Et pour moi, ce n'est pas pour rien si sa vindicte touche d'abord la société et la personne ensuite. En outre, nous, chrétiens, croyons que Dieu s'est fait Homme. Et ça change énormément de choses. On rencontre au fil du NT le trouble d'un Dieu qui, s'il reste omnipotent, rencontre des peurs d'humains, a des réactions d'humains, des troubles d'humains. Et lorsque tu cites "Je ne suis pas venu abroger la Loi, mais la parfaire", il faut peut-être se demander s'il ne la parfait pas justement en la mettant à hauteur d'homme et en faisant voler en éclat le mythe du Dieu vengeur qui protège son peuple élu.
Mais là-dessus, nous ne pouvons être d'accord, puisque, si je me souviens bien, tu lis la Bible au sens premier alors que je suis d'une école de la symbolique.
(Et j'avoue être assez d'accord avec le conclusion de Sally... ce n'est pas pour rien si l'exégèse et la parole des Pères de l'Eglise se construit sur le temps... c'est surtout parce que la Bible n'est pas un livre de recettes mais un recueil de mots qui permet de se poser des questions).