Je cite Roberto di Cosmo :
Ce qui rend le vote un problème difficile (et intéressant), est la nécessité de garantir, entre autres, deux propriété apparemment contradictoires:
* l' anonymat des électeurs: on ne doit pas savoir ce que chaque électeur vote (et donc on ne peut pas, à différence de ce qu'on fait avec les guichets automatiques des banques, garder une trace de toutes les opérations effectuées); c'est bien l'anonymat qui rend tout compliqué: si chacun de nous pouvait publier sur un dazibao ses choix électoraux, il n'y aurait aucun problème;
* la verifiabilité publique du résultat: tout le monde doit pouvoir se convaincre, à lui tout seul, que le résultat du vote est bien comptabilisé.
[...]
Le vote purement électronique ne permet pas de satisfaire ces exigences
Mais il ya plus simple pour convaincre nos concitoyens, en partant de nos confrères journalistes, qu'il y a bien un problème grave, est c'est bien ceci: est-ce que cela serait venu à l'esprit à un quelconque citoyen, ou à des journalistes attitrés, de se rouer sur des professeurs de physique des matériaux, ou des chercheurs en chimie, pour leur demander s'il y a bien un problème avec les urnes transparentes? Bien sûr que non. Alors, si maintenant tout le monde s'affole et cherche des informaticiens, des chercheurs en sécurité, des experts
pour savoir si les ordinateurs de vote sont sûrs, ... c'est que la reponse est déjà en leur possession: ils ne savent pas tout seuls se convaincre qu'il n'y a pas de problème. Et il sont raison: c'est cela, le vrai problème.
(texte sous licence
LLDD)