53Fermer55
SasumeLe 02/06/2007 à 00:14
Ah un petit débat sur l'homosexualite/l'homophobie trilove Ça faisait un moment ! tritop
Euh bref, pour être sérieux, je trouve assez affligeant les réactions de Rems et Rusy Frozbite.
Rems, on dirait que tu lui en veux d'être pédé ou bien que tu t'imagines qu'il n'est pas dans un état lucide. Tu trouves ça très négatif quoi.

Voici mon point de vue sur l'homosexualité (et j'attends toujours celui de liquid !).
Les être vivants sont effectivement vivants parce qu'ils arrivent à durer dans le temps, à travers leurs métabolismes et leurs interactions avec l'environnement. En fait, tout être vivant qui n'a pas cette capacité de survie meurt. Et seuls les plus adaptés survivent.
Comme l'environnement n'est jamais partout pareil et que de toute façon même à un endroit donné il varie un peu. Les seuls êtres vivants qui ont émergé de cet environnement sont ceux qui étaient dotés d'une certaine plasticité de fonctionnement : pour durer dans le temps, ces êtres se reproduisent, laissant en héritage à leur descendance un patrimoine décrivant leur fonctionnement et susceptible de subir quelques modifications (leur donnant la capacité de s'adapter aux variations de l'environnement).
De fil en aiguille, la biosphère a ainsi évolué, faisant émerger en particulier l'espère humaine.
L'envie de sexe est innée bien sûr, c'est évidemment ce mécanisme (l'envie de sexe) qui a fait que nous avons pu nous reproduire et ainsi perdurer. Bon, pour simplifier, on peut dire que l'envie de sexe, comme elle est innée, dépend quelque part d'une combinaison génétique, elle-même susceptible de variations (c'est très simplificateur, mais je pense que l'idée reste cohérente).
Jusque là je pense que tout le monde est d'accord. Mais ma vision des choses diffère de celle d'Hippo (ou peut-être nous rejoignons-nous en fait car je trouve qu'il n'a pas été très précis) en cela : je ne pense pas que nous soyons programmés pour disposer d'un certain pourcentage d'homosexuels. Je pense simplement que ce sont les variations du code génétique de chacun, dues aux combinaisons des cellules sexuelles des parents, qui peuvent influencer la nature des désirs qui nous conditionnent.

Bon, en fait, je me permets d'élaborer une théorie assez précise sur une situation sur laquelle je n'ai pas beaucoup d'éléments, donc comme dirait Hippo, c'est du pipotage...
Tout ce que je peux dire c'est que moi, par rapport à ma propre expérience, à chaque fois que je vois une femme dont la morphologie reprend certaines caractéristiques particulières, cela suscite en moi un désir de relation sexuelle (dont l'intensité varie selon l'apparence de la dame). C'est tellement fort, pas en intensité, mais en profondeur, je veux dire, c'est tellement ancré en moi que je ne peux rien y faire, une jolie femme me donnera envie de l'embrasser, d'échanger de l'affection avec. C'est cette puissance qui me persuade que ce désir est "écrit" dans mes gènes.
Et quand je vois des beaux mecs, je ressens également cette envie d'affection. Mais cela n'a strictement rien à voir avec ce qui se passe avec les femmes.

Après réflexion, l'idée d'Hippo ne me paraît pas irréaliste finalement : on sait que les mêmes gènes peuvent induire un phénotype différent selon l'environnement dans lequel l'être vivant se trouve. Par extension, on peut penser que ce désir de sexe peut varier, c'est-à-dire se faire sentir devant des filles ou des garçons, selon le contexte dans lequel on grandit.

Bon, je vais arrêter là mes spéculations, parce que je pense que même si nous sommes des êtres vivants issus d'une seule cellule qui ne comportait comme quasi-seule information notre ADN, l'adulte que nous devenons est un être tellement complexe (notamment grâce à sa mémoire) qu'il est un peu réducteur de tenter d'expliquer son comportement par son empreinte génétique.

(hola, gros cross !)