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ColasLe 19/05/2008 à 14:12
A l'UBS, il avait été question, je crois, que le Festival Etudiant Contre le Racisme traite des discriminations en général, et en particulier de l'homophobie et du sexisme... mais je ne crois pas qu'il ait eut lieu ?
La journée contre l'homophobie est passée bien inaperçue je trouve! Pas d'actions en ville, peu d'exposition dans les médias, (ah si un reportage au 20h de france 2, qui parlait des jeunes homos chassés par leur famille qui trouvent refuge dans des centres), bref, c'est pas ça qui va changer les mentalités de ceux qui nous méprisent!

C'est clair que les JT ne se bousculent pas sur le sujet ... mais c'est normal, leurs clients (téléspectateurs) n'ont pas spécialement envie d'en entendre parler. Et quand on vend de "l'information" aux clients (et du temps de cerveau disponible aux investisseurs), on fait ce qui plait au client.
Et est-ce que les JT ont parlé de l'homme à qui on avait retiré la nationalité française, car il avait épousé un néerlandais ?

De même, est-ce qu'ils ont rappelé l'affaire du logiciel Ardoise, qui permettait de répertorier tous les "déviants" (homosexuels, syndicalistes, sans domicile fixe, etc.) - c'est ironique bien sur.
Ca fait peur, quand même ... d'autant plus que tout le monde l'a déjà oublié !

Lu sur rmc.fr le 15 avril :
Nom, prénom, mais aussi sexualité, appartenance à un syndicat, handicap... Voilà quelques unes des questions que pourront bientôt vous poser les gendarmes et policiers dans le cadre de leurs enquêtes. On parle du fichier « Ardoise » des forces de l'ordre, un fichier accessible par les gendarmes et policiers, partout en France. Dans la région lyonnaise et parisienne, dans certains services, l'expérimentation a démarré depuis le début de l'année.
A quoi ressemble ce fichier « Ardoise » ? Le document commence par le nom, le prénom et l'état civil de la personne entendue par les policiers, par exemple la victime d'un viol, d'une lettre anonyme reçue chez soi ou encore d'un vol. Au milieu du fichier arrive cette catégorie qui fait polémique : "description de l'individu". Le policier ou le gendarme peut alors demander « quelle est votre sexualité ? » si l'infraction a un rapport, même lointain, avec cette question. D'autres questions concernent par exemple votre appartenance à un syndicat, vos handicaps ou si vous consommez des drogues.
Hussein Bourgi, président du Collectif Contre l'Homophobie basé à Montpellier, hurle au « fichage » et au « non respect de la vie privée ». « Une personne victime de nuisances de la part de son voisinnage n'a pas à dire qu'elle est homosexuelle ou syndiquée », explique-t-il. Réponse, côté police, du service central de la documentation criminelle : « On ne demandera pas à une victime de vol d'autoradio quelle est sa sexualité ». En tout cas, le système possède au moins une faille à propos de l'accès aux fichiers. N'importe quel gendarme ou policier peut ouvrir le fichier Ardoise. Son nom est alors gravé dans l'ordinateur. C'est la traçabilité. Mais il peut se faire passer pour un collègue, en utilisant son code d'accès. Pour la documentation criminelle c'est un problème qu'il va falloir résoudre. Le fichier « Ardoise » doit être généralisé début 2009 partout dans le pays.


Le système Ardoise a apparement été suspendu une semaine plus tard par MAM. Et Sarkozy, quand payera-t'il son ardoise ???