very (./12) :
En fait j'ai l'impression que c'est pas très loin de ta foi ce genre de convictions. Tu ne crois pas beaucoup en l'homme (tel qu'il semble être, fou et vide de sens) alors que t'en a besoin, donc tu va chercher un être invisible ou une main invisible, une nature essentialiste et régulée...
Sauf que je ne pense pas que ça ait quelque chose à voir avec le divin, en fait (disons que je dissocie résolument ce qui est humain de ce qui est divin). Et je ne pense pas que ça vienne d'un être ou d'une main invisible, mais bien de réactions individuelles (parfois d'apparence folles et vides de sens) qui s'intègrent à un équilibre de l'humanité.
Disons que je trouve plus que fantastique que l'homme, malgré son égoïsme, arrive à vivre en société (l'inverse est aussi vrai : je trouve fantastique que l'homme, malgré sa nécessité de cadre social, soit si égoïste), alors que les "sociétés" animales complexes sont généralement soit égoïstes (ou tribu-centrées) soit membre impersonnel d'une conscience exclusivement collective. Je pense que l'homme est entre les deux, qu'il est régi par des impératifs personnels mais qu'il répond aussi de façon plus ou moins inconsciente à des impératifs régis par un inconscient collectif.
Après, c'est une hypothèse essentiellement philosophique, hein ; mais c'est une explication que je trouve valable quand on regarde avec le recul les équilibres humains. Après, je ne sais pas encore si je dois croire en des inconscients collectifs associés à des structures organisées (pouvant se recouper) et qui vont petit à petit converger en un inconscient humain global (thèse que je pense plus plausible) ou si je dois croire en un inconscient intrinsèquement humain, né avec l'humanité, et qui lierait les humains entre eux depuis leur origine. C'est une théorie assez alléchante par certains abords (universalité, etc.), mais que je ne pense pas plausible (mais bon, pourquoi pas, au final).