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deletedOn the 2011-12-19 at 09:27pm
Alors, ces dernières semaines:
Au cinoche:

Contagion (2011) > Et bien j'ai vraiment aimé. Je sais pas trop pourquoi car j'ai plein de reproches au film: aucun personnage vraiment développé, peu d'action au final, beaucoup d'acteurs et actrices connus sans être vraiment utilisés, les différent fils ne se recoupent même pas à la fin Pulp fiction style. Pourtant j'ai aimé le concept, l'ambiance, l'aspect clinique de l'évolution de l'épidémie. Bonne musique qui met du rythme quand il faut. Ca aurait pu être plus épique, mais c'est un bon exercice de style, j'ai passé un bon moment.
Les lyonnais (2011) > Déception, j'en attendais beaucoup, mais au final on a un film plutôt classique. Ca reste très regardable.
Time Out (2011) > Pitié, messieurs les producteurs d'Hollywood, arrêtez d'embaucher Justin Timberlake dans des films, ce mec ne sait pas jouer, il sait juste "avoir l'air cool". La meuf, Amanda Seyfried, m'était inconnue, mais elle ça va. L'idée de départ est bizarre, tout le monde est immortel en principe et le temps a remplacé l'argent, donc il faut travailler pour pas crever. Et évidemment les riches sont les seuls réellement immortels. Et évidemment Justin ça le fait chier alors il va se rebeller. Et les riches ils veulent pas donc ils vont le faire traquer comme un criminel. Et voilà, j'ai spoilé tout le film, pas la peine de gâcher votre temps à aller le voir comme ça.

En DVD:
Big Wednesday (1978) > C'est space, je m'attendais à un film de surfeurs drogués qui glandent sur la plage, mais en fait c'est assez sombre. Le réalisateur essaye de nous convaincre de la spiritualité de "la vague", ou comment échapper aux soucis courants sur l'eau. Pourtant on dirait bien que le surf est à la base ou au moins aggrave les problèmes des 3 héros. Sur un contexte de guerre au Vietnam. Assez bizarre, parfois on a des séquences genre "Animal House", et parfois c'est vraiment démoralisant, on prend une nouvelle dure de façon brutale. Je suis partagé sur ce film.
Dersu Uzala (1974) > Du grand Kurosawa, une fresque épique dans la forêt sibérienne. Inspiré d'un roman autobiographique, sur l'amitié entre 2 hommes, l'un officier de l'armée russe (avant la révolution), l'autre chasseur des bois. La fin est un peu triste.
Chikamatsu Monogatari (Les amants crucifiés, 1954) > Une histoire d'amour dans le Japon médiéval, sur la justice à double visage, tolérante envers le mari volage et impitoyable envers la femme infidèle. De Kenji Mizoguchi. J'ai pas trop accroché à l'histoire d'amour, la femme m'a paru être d'une connerie suprême et le mec bien con pour se laisser embarquer dans toutes ces emmerdes. En plus au début il se la tape même pas, donc c'est même pas pour la bite, juste une connerie d'honneur. Faut sans doute être japonais pour comprendre et être ému. Ou alors c'est juste chiant pour tout le monde.
Akasen Chitai (La rue de la honte, 1956) > Le dernier Mizoguchi, le titre est explicite ça parle de prostituées. La vie de prostituées dans un bordel japonais alors qu'une loi semble sur le point d'être votée pour interdire la prostitution, sous l'influence des américains bien sûr (mais c'est jamais dit explicitement because la censure). Assez poignants, elles sont très cyniques, ont une vie de merde, ont atterri là parce qu'elles en ont pris plein la poire durant leur vie, et en plus elles subissent l'opprobre de la population à cause de leur métier. Voire même le dégoût de leurs familles. Pas très fun comme film, il est assez rythmé donc il se regarde bien, mais c'est clairement fait pour montrer leur humanité derrière un paquet de préjugés et de désespoir.